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Politique

Journée de la République en Marche en Gironde : les militants entre soutien et doutes

samedi 29 septembre 2018 à 18:57 Par Pierre-Marie Gros, France Bleu Gironde

250 marcheurs girondins se sont retrouvés ce samedi après-midi à Talence pour une journée de tables rondes. Si la plupart continue de soutenir les réformes lancées depuis quinze mois, certains s'interrogent sur la "méthode" pour gouverner.

A la tribune, pendant la journée LREM Gironde à Talence
A la tribune, pendant la journée LREM Gironde à Talence © Radio France - Pierre-Marie Gros

Talence, France

Les journées de la République en Marche se sont déroulées ce samedi,  avec des rencontres un peu partout dans les départements. En Gironde, 250 marcheurs se sont retrouvés dans l'après-midi autour de leurs députés salle Agora du Haut-Carré, à Talence. "Une sorte d'université de rentrée décentralisée,  selon Aziz Skalli, le référent LREM Gironde. Au programme : des tables rondes sur les thèmes suivants : "des réformes pour préparer la France de demain?", "comment construire un nouveau modèle économique et social?", ou "l'égalité des territoires?" pour parler économie, emploi, éducation ou maintien des services publics.

L'occasion également d'"expliquer le sens des réformes, poursuit Aziz Skalli, pour que les militants comprennent bien ce qui est engagé depuis 15 mois, et également ce qui va arriver. Jamais dans les mandats précédents on a eu autant de chantiers, et autant d'ambitions de transformation. _Bien sûr, il y a de l'exaspération, et pas uniquement chez nos adhérents, les résultats , on l'espère, arriveront bientôt.  _Et c'est aussi le but de ces journées de faire preuve de pédagogie." 

Le référent départemental de la République en Marche le reconnaît : "nous devons être plus à l'écoute, et plus attentifs à ne pas laisser de côté dans nos réformes ceux qui sont les plus fragilisés. Les dernières mesures du plan santé et du plan pauvreté ont montré que nous ne les oublions pas." 

"Faire de la pédagogie sur le sens des réformes" Aziz Skalli, référent LREM en Gironde

Le sens des réformes n'est peut-être pas suffisamment compris et assimilé, il faut prendre le temps de l'expliquer" - Aziz Skalli, référent départemental LREM en Gironde 

A l'entrée de la journée LREM, à Talence  - Radio France
A l'entrée de la journée LREM, à Talence © Radio France - Pierre-Marie Gros

La plupart des militants comprennent bien la politique menée depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Elysée en mai 2017. "Je continue de le soutenir à 100%", explique ainsi Maïté de Cestas . Avant de s'engager dès le début dans le mouvement En Marche, elle n'avait jamais fait de politique. "Je ne suis pas d'accord sur tout,  je trouve même que le président parfois, n'est pas assez ferme. Mais il essaie de faire avancer la France, un pays qui n'est pas facile à diriger". Pour Henri , un bordelais qui se présente comme "un déçu du Parti Socialiste", "les réformes sur les retraites et le travail vont dans le bon sens. _Macron, président des riches? Pas plus que ceux d'avant. Sarkozy était le président des riches, pas lui"_.  Heni loue la vision du chef de l'Etat sur l'Europe, "bien seul face à la montée des extrémismes". Quant à ceux qui trouvent que les choses ne vont pas assez vite ; il leur demande de garder patience : "Le président ne peut pas tout faire en un instant.  Je leur dis : ne jetez pas le manche après la cognée". 

Les militants LREM de Gironde, entre soutien et interrogations

Pierre, de Canéjan se montre plus critique. S'il reste d'accord sur le fond, il estime qu'il y a un problème de méthode, avec des gouvernants parfois "hors-sol". "La méthode qui a permis l'accession d'Emmanuel Macron au pouvoir montre ses limites aujourd'hui. Il faut écouter un peu plus. Pour redonner un second souffle, il faut redéfinir une ligne politique un peu plus claire, et que le président arrête de s'exprimer par petites phrases qui le font ressembler à Nicolas Sarkozy."

Le fond est bon, c'est la forme qui ne fonctionne plus. - Pierre, un militant LREM de Canéjan 

Cette journée a également permis aux dirigeants de la République en Marche de remobiliser les troupes avant les prochaines échéances électorales : les élections européennes l'an prochain, et les municipales en 2020.