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L'ancienne députée sarthoise pointe à Pôle Emploi

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Par , France Bleu Maine, France Bleu

Après cinq années passées à l'Assemblée nationale, la socialiste Sylvie Tolmont ne s'est pas vraiment sentie la bienvenue à son retour chez son ancien employeur. Quelques semaines plus tard, la rupture de contrat a été officialisée. Et à 55 ans, l'ancienne députée pointe désormais à Pôle Emploi.

Sylvie Tolmont, ex-députée de la 4e circonscription, toujours suppléante de Stéphane Le Foll
Sylvie Tolmont, ex-députée de la 4e circonscription, toujours suppléante de Stéphane Le Foll © Radio France - Ruddy Guilmin

Député, c'est un job qui dure 5 ans. Et après ? Quand ils ne sont pas réélus, certains retrouvent leur mandat local dans une ville, un département ou une région. Les retraités, eux, retournent, à leur retraite, les fonctionnaires retrouvent automatiquement leur poste. Mais le retour à la vie normale est parfois plus compliqué pour les personnes issues du secteur privé ou libéral. En théorie pourtant, la loi garantit à l'ex-parlementaire de retrouver son emploi : le contrat de travail, suspendu le temps du mandat, est réactivé. Et le salarié réintègre son poste d'origine ou un "emploi analogue". Voilà pour la théorie.

Députée de la 4e circonscription de la Sarthe entre 2012 et 2017, en lieu et place de Stéphane Le Foll nommé au gouvernement, Sylvie Tolmont a donc fait son retour en juin dernier à la Chambre de commerce et d'industrie de la Sarthe, où elle travaillait depuis 22 ans. Mais elle a rapidement déchanté :

On m'a proposé un poste équivalent en classification et en salaire mais que je pourrais appeler une rétrogradation fonctionnelle."

À 55 ans, l'ancienne chef de service se voit proposer un poste subalterne. Un peu dur à avaler car selon elle, son expérience d'élue nationale n'est pas valorisée. Pire : elle sent que son étiquette politique dérange.

J'ai senti que je n'étais pas la bienvenue... Même si ça n'a pas été écrit, on m'a clairement formulé l'idée que je ne devais pas être très très visible."

Sylvie Tolmont à l'Assemblée nationale
Sylvie Tolmont à l'Assemblée nationale © Maxppp - Christophe Petit Tesson

Assumer une étiquette politique quand on revient dans la vraie vie, ce n'est pas simple confirme Fabienne Labrette-Ménager, ancienne députée UMP qui avait repris son activité de formatrice indépendante en 2012, après sa défaite aux législatives.

L'étiquette 'sarkozyste', c'est vrai que ça a été difficile... Pour faire de la formation dans certaines sociétés ou chez certains syndicats, c'est même pas la peine !"

Pas de chômage des députés non plus

Pour Sylvie Tolmont, l'affaire s'est donc conclue par une rupture conventionnelle avec son employeur. Elle se tourne alors vers l'Assemblée nationale pour demander l'indemnité de recherche d'emploi des députés. Réponse négative : le "chômage des députés" (pour lequel ils cotisent tous pendant leur mandat) est réservé à ceux qui n'ont plus de contrat de travail à leur sortie. Résultat : l'ancienne élue de la 4e circonscription se retrouve aujourd'hui à Pôle Emploi ! Une situation qui l'indigne, bien au-delà de sa propre personne :

Si on souhaite le grand renouvellement, si on souhaite mettre un terme aux longues carrières politiques, il faut aussi permettre aux élus, non pas d'avoir des passe-droits, mais de retrouver une vie active sans préjudice. Et que cet engagement ne viennent pas corrompre une carrière professionnelle.

Dans l'actuelle Assemblée nationale, largement renouvelée plus de la moitié des députés sont salariés, cadres ou de profession libérale... Et sont susceptibles de retrouver le monde du travail dans cinq ans.

Sylvie Tolmont en compagnie de Stéphane Le Foll, dont elle est toujours la suppléante
Sylvie Tolmont en compagnie de Stéphane Le Foll, dont elle est toujours la suppléante © Maxppp - Blandine LEMPERIERE

Elue conseillère départementale en mars 2015, Sylvie Tolmont a perdu son siège en juin 2016 lors d'une élection partielle relative à un recours déposé par le Front National suite à la première élection. En juin dernier, elle a été réélue suppléante du député Stéphane Le Foll. Elle pourrait retrouver son siège si celui-ci était élu, un jour, à un autre mandat.

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