Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique

L'assouplissement des 80 km/h fait débat au sein du conseil départemental de l'Yonne

-
Par , France Bleu Auxerre

Edouard Philippe a annoncé ce jeudi qu'il était favorable à laisser les présidents de conseils départementaux aménager la vitesse sur les routes. Un amendement de députés LREM pourrait être voté en ce sens. Aménager, conserver ou supprimer, les 80 km/h, la question fait débat dans l'Yonne.

Le président du conseil départemental de l'Yonne devrait pouvoir assouplir les 80 km/h - Illustration
Le président du conseil départemental de l'Yonne devrait pouvoir assouplir les 80 km/h - Illustration © Maxppp - Maxppp

Yonne, France

Le président du conseil départemental de l'Yonne, Patrick Gendraud, s'était déclaré à plusieurs reprises défavorable à l'instauration des 80 km/h. En mars 2018, il signait une tribune avec plusieurs autres présidents de conseils départementaux pour demander au gouvernement de revenir sur sa décision. Et il y a deux mois, Patrick Gendraud réclamait de nouveau l'abrogation de cette mesure. 

"Certains trajets doivent revenir à 90 km/h" - Marie-Laure Capitain, conseillère départementale de la majorité

Pour la conseillère départementale de l'Yonne, proche de la majorité, Marie-Laure Capitain : "certains trajets peuvent rester à 80 km/h mais d'autres doivent revenir à 90 km/h. Les routes dangereuses, comme la D8 entre Flogny-la-Chapelle et Ligny-le-Châtel, devraient rester à 80 km/h. Mais rouler sur la nationale alors qu'il n'y a personne, ni devant, ni derrière, elle pourrait revenir à 90 km/h. Mais il faudrait être beaucoup plus rigoureux sur les sanctions pour ceux qui roulent au-delà."

"Rajouter encore des différences de vitesse n'est pas en faveur de la sécurité" - Françoise Roure, conseillère départementale d'opposition

En revanche, Françoise Roure, conseillère départementale d'opposition estime que : "une gestion différenciée d'un département à un autre, ce n'est pas une solution. On a déjà des différences, selon qu'il y a une barrière centrale ou pas. Alors rajouter encore des différences, cela ne me paraît pas clair. Et pas en faveur de la sécurité routière. Je voudrais que l'on ait quelque chose d'harmonieux et de lisible."

"Les élus ne veulent pas endosser la responsabilité de morts supplémentaires" - Didier Bodereau, président de la FFMC

Mais les décisions à venir du conseil départemental font craindre le pire à certains. Parmi les détracteurs des 80 km/h, il y a la fédération des motards en colère. Son président dans l'Yonne, Didier Bodereau : "à notre avis seules deux ou trois routes risques de repasser à 90 km/h. Ce serait assez minime comme révolution. Il n'y a qu'à voir les différentes interviews des élus locaux. Tous se disent favorables (à la suppression des 80 km/h) mais ne veulent pas endosser la responsabilité d'un décès supplémentaire sur les routes qui seraient repassées à 90 km/h." La FFMC réclame l'abogration du décret sur l'expérimentation des 80 km/h et le retour à 90 km/h partout.

De son côté, le président du conseil départemental, Patrick Gendraud, n'a pas encore manifesté sa volonté de communiquer sur le sujet.