Politique

L'échec du maire UMP de Perpignan au premier tour des élections départementales

Par Elisabeth Badinier, France Bleu Roussillon dimanche 22 mars 2015 à 23:43

Jean-Marc Pujol
Jean-Marc Pujol © MaxPPP

La moitié des candidats UMP sur la ville de Perpignan ont été éliminés dès le premier tour des élections départementales ce dimanche soir. Le maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol avait pourtant participé au casting des candidats. Un sérieux message envoyé à la majorité UMP en place à Perpignan.

Jean-Marc Pujol, le maire UMP de Perpignan avait tenu à participer personnellement au choix des candidats qui représenteraient l'UMP sur la ville de Perpignan pour ces élections départementales. Or ce dimanche, à l'issue du premier tour, la moitié des six binômes sont éliminés dès le premier tour. Et parmi les trois binômes qualifiés, aucun n'arrive en tête, tous sont devancés par le Front national.

Les conseillers municipaux de Perpignan éliminés dès le premier tour

Tous les candidats étaient pourtant issus du conseil municipal de Perpignan, et certains éliminés du premier tour, avaient même des responsabilités au sein de la municipalité , des postes d'adjoints, comme Olivier Amiel, adjoint à l'urbanisme qui, associée à Caroline Ferrière, maire de quartier Centre Ville,  arrive troisième dans le canton Perpignan III (Cabestany - Saint-Gaudérique), derrière le Front national (33.3 %) et la gauche (38.9 % pour Jean Vila et Françoise Fiter du Parti Communiste). Le binôme UMP obtient 23.7 % des voix, c'est seulement 11,4 % des inscrits, insuffisant pour se maintenir (il faut dépasser la barre des 12,5 % des inscrits).

Dans le canton Perpignan V (Saint-Martin Canohès), la conseillère générale sortante UMP, conseillère municipale à Perpignan est, elle aussi, éliminée, 20,5 % des voix, mais seulement 10 % des inscrits. Avec son binôme Jean-Mars Palma, elle arrive derrière le Front national (35,6 %) et la gauche qui présentait deux conseillers généraux sortants en binôme : Toussainte Calabrèse et Jean-Louis Chambon, le maire de Canohès, ils obtiennent 28.8 % des voix.

Enfin sur le canton Perpignan VI, (Sanit-Assiscle Toulouges) , la maire de quartier Ouest, Chantal Gombert n'obtient sur 21 % des voix, éliminée donc par la majorité départementale représentée par la présidente sortante du conseil général, Hermeline Malherbe associée à Jean Roque, le maire de Toulouges, ils obtiennent 36.5 %, et par le Front National (31 %).

Seuls les conseillers municipaux UMP ou UDI, Annabelle Brunet et Richard Puly-Belli, Jean Sol et Joëlle Anglade, Isabelle De Noêll et Romain Grau arrivent à se qualifier pour le second tour, mais aucun de ces trois binômes n'arrivent en tête de ce premier tour, toujours devancé par le Front national, parfois très largement comme dans le canton Perpignan I (Vernet) où le FN devant l'UMP de 14 points (38.6 % contre 24.2 %).

"Les mensonges, les Perpignanais en ont assez".Candidate Front national

C'est donc un sacré revers pour le maire UMP de Perpignan qui avaient placé ses "petits" dans cette bataille électorale. Un revers dont il faudra qu'il tire les enseignements s'il ne veut pas que le Front national prenne la ville aux prochaines élections municipales. La candidate Frontiste sur le canton Perpignan IX du Moulin à Vent, Clotilde Font l'a bien analysé : "Les promesses municipales n'ont pas été tenues. On connait la déception des gens, on la voit, on l'entend.

Les gens sont extrêmement déçus , car pour arriver à emporter les municipales, tout ou n'importe quoi a été promis, et un an après, ils n'ont rien vu. Donc les mensonges ils en ont assez, et c'est ce qui fait qu'ils se rapprochent de nous, parce qu'ils croient en notre sincérité".

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