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Politique

L'émission "Quotidien" diffuse de nouvelles déclarations choc de Laurent Wauquiez devant des étudiants lyonnais

lundi 19 février 2018 à 20:56 - Mis à jour le mardi 20 février 2018 à 11:27 Par Magali Fichter, France Bleu Drôme Ardèche, France Bleu Gironde, France Bleu Isère, France Bleu Pays de Savoie, France Bleu Saint-Étienne Loire et France Bleu

Dans de nouveaux extraits de ses propos devant des étudiants lyonnais, diffusés par l'émission "Quotidien" sur TMC ce lundi soir, le patron de LR se moque des "guignols" de La République en marche et déclare qu'il y a "une dictature totale en France".

Laurent Wauquiez, au début de l'année 2018
Laurent Wauquiez, au début de l'année 2018 © Maxppp -

Après la diffusion d'un premier enregistrement, vendredi, de Laurent Wauquiez, capté à son insu alors qu'il s'adressait à des étudiants de l'EM Lyon Business School, "Quotidien", l'émission de Yann Barthès sur TMC, a publié ce lundi soir de nouveaux extraits de cette conversation. 

"Vous avez vu les guignols d'En Marche ? Ils sont tous avec le petit doigt sur la couture, ils doivent tous voter la même chose, déclare par exemple Laurent Wauquiez dans cet enregistrement. "Quand ils osent apporter la moindre dissonance, ils se font taper dessus avec une matraque. Il n'y a aucun équilibre des pouvoirs en France. Donc il y a une dictature totale en France". Le délégué général de La République en Marche a d'ores et déjà réagi ce lundi soir, sur twitter, qualifiant "d'indignes" les propos de Laurent Wauquiez.

Laurent Wauquiez tape sur les organisations syndicales et patronales de sa région

Dans ces nouveaux extraits, Laurent Wauquiez évoque également les syndicats, le Medef et la CGPME dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, qu'il préside. "Les associations syndicales recevaient à peu près cinq millions d'euros chaque année de la région. La CGT se faisait un joli chèque de trois millions d'euros sur le budget de la région. Chaque année. Moi, je les ai reçus, je leur ai dit: je suis extrêmement attaché à l'indépendance des syndicats, et comme je ne veux surtout pas que vous dépendiez de moi, c'est zéro", a-t-il expliqué. 

Il a ensuite poursuivi en s'attaquant aux organisations patronales : "le pire, si on est très honnête entre nous, c'est que les plus catastrophiques, c'est qui ? C'est le Medef. C'est la CGPME. Eux, c'est pire que tout. Car eux ils en ont rien à foutre de savoir si on augmente les cotisations sur les entreprises, si on augmente le truc. La seule chose qu'ils veulent, c'est encaisser de l'argent". 

Là, c'est l'ancien président socialiste de la Région Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne, qui a réagi au micro de France Bleu Saint-Etienne Loire : il s'est dit "totalement scandalisé", et explique que Laurent Wauquiez serait rémunéré 1.900 euros par an pour ses interventions, là où les interventions de l'ex-président étaient "bénévoles".

Alain Juppé "a totalement cramé la caisse" à Bordeaux

Laurent Wauquiez aborde également le cas d'Alain Juppé, "une personnalité éminemment respectable" mais qui a "totalement cramé la caisse".  "A Bordeaux, il a fait des miracles, Bordeaux est génial, c'est très bien géré, mais il a fait exploser les impôts, exploser la dépense publique et exploser l'endettement. Moi, ma conviction c'est que quand vous faites ça, vous n'avez à l'arrivée plus aucune forme de crédit", accuse-t-il alors que l'ancienne première adjointe de M. Juppé, Virginie Calmels, est aujourd'hui sa numéro 2 au sein du parti. Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, en a pris également pour son grade : "le nombre de conneries qu'elle peut faire!", s'exclame Laurent Wauquiez dans l'enregistrement.

"Quotidien" assure n'avoir "pas versé un centime pour le document"

En marge de la diffusion de cet enregistrement, le journaliste de "Quotidien", Paul Larrouturou, a également expliqué à l'antenne qu' "aucun étudiant n'avait signé d'accord de confidentialité. Nous n'avons évidemment pas versé un centime pour le document". L'une des porte-parole de LR, Laurence Sailliet, a évoqué lundi "un journaliste qui corrompt un élève en amont pour faire un enregistrement illégal".