Politique

La Bretagne reste à quatre départements : les réactions dans l'Ouest

Par Tudi Crequer, France Bleu Armorique et France Bleu Breizh Izel mardi 3 juin 2014 à 7:04

La carte des 14 régions proposée par François Hollande
La carte des 14 régions proposée par François Hollande © www.elysee.fr

François Hollande a dévoilé hier la nouvelle carte de France qu'il appelle de ses voeux. La Bretagne et les Pays de la Loire resteraient inchangées, tandis que la région Poitou Charentes fusionnerait avec le Limousin et le Centre. Les réactions dans l'ouest à cette annonce présidentielle.

Les réactions sont nombreuses après l'annonce de la nouvelle carte de France voulu par le président François Hollande. En Bretagne, les militants pour la réunification avec la Loire-Atlantique sont évidemment déçus. "L'Etat n'a pas eu le courage de mettre un terme à ce qui était une aberration historique,  selon le conseiller régional UDB Christian Guyonvarc'h, on ne peut que dire : tout ça pour ça. Il valait mieux faire autre chose et passer à un autre sujet".

Pour l'UMP, les ministres bretons n'ont pas été à la hauteur

A l'UMP on fustige le manque de courage du président Hollande, François Goulard, le président du conseil général du Morbihan trouve cette réforme "incompréhensible" et "superficielle" qui   "ne repose sur aucun fondement réel ni sur aucune identité".

"Les bretons sont cocus" Marc Le Fur, député UMP

Un point de vue que partage son collègue Marc Le Fur, député UMP, qui estime que c'est un aveu de faiblesse des ministres bretons. "Visiblement c'est Jean-Marc Ayrault qui a imposé sa décision, tout cela a été fait en coulisse et visiblement cela a été une querelle entre grands barons socialistes et les grands barons bretons n'ont pas été bons, réagit le député des côtes d'armor. Pour Marc Le Fur, "les bretons ont aujourd'hui le sentiment d'être de vrai cocu".

Le "Grand Ouest" inquiète toujours les régionalistes

Si la création d'une région Grand Ouest n'est pas au menu de la nouvelle carte de France, les régionalistes restent sur la défensive : "le vrai risque il est là (...) il va y avoir douze grandes régions et deux petites régions qui vont devoir se défendre et qui ne réussiront pas à arriver au bon niveau européen" .

Iffig Cochevelou, le militant du collectif Bretagne Réunie, estime clairement qu'"il y a une arrière pensée derrière tout cela. Ils n'ont peut-être pas réussi à créer [le Grand Ouest] cette fois-ci  car  il y avait trop de remue-ménage aujourd'hui mais le but est clair."

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