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Politique

"La campagne de François Zocchetto aurait été impossible" selon le journaliste politique Bruno Jeudy

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Par , France Bleu Mayenne

Le maire de Laval François Zocchetto, empêtré dans une affaire de violences sexuelles et sexistes, ne sera pas candidat à sa réélection en mars prochain. Pour le journaliste politique mayennais Bruno Jeudy, il a commis des erreurs en matière de communication politique.

François Zocchetto a annoncé sa décision via une vidéo publiée sur sa page Facebook.
François Zocchetto a annoncé sa décision via une vidéo publiée sur sa page Facebook. © Radio France - Capture d'écran.

Laval, France

L'annonce a fait l'effet d'une bombe. François Zocchetto, le maire de Laval, renonce à se représenter aux élections municipales de mars prochain, empêtré dans une affaire de violences sexistes et sexuelles. Une femme de 33 ans l'accuse de gestes déplacés, lors d'un déplacement à Rome en compagnie de l'ancien secrétaire d'Etat Jean-Vincent Placé, le soir des attentats de Nice le 14 juillet 2016. Jean-Vincent Placé l'aurait forcée à danser un slow avec François Zocchetto

L'affaire a été dévoilée il y a plus d'un an, en juillet 2018. À l'époque le maire de Laval semblait minimiser les faits, "j'ai pris congé de Jean-Vincent Placé. Je n'ai jamais rien demandé, je n'ai jamais rien sollicité", avait-il assuré.

Mais après la diffusion sur France Bleu Mayenne du témoignage de la jeune femme, François Zocchetto a reconnu "un manque de retenue" il y a trois semaines. Il a reconnu "volontiers n’avoir pas osé résister à l’injonction du ministre que j’accompagnais. J’ai eu tort sur ce point et ne vois pas d'excuses dans le fait qu’elle non plus n’a pas osé dire non à son ministre, malgré leur évidente proximité. Je la prie de m’excuser pour ce que j’analyse, après coup, comme un manque de retenue de ma part. Je démens en revanche tout comportement répréhensible à son égard, tout en comprenant qu’elle ait pu mal interpréter cette situation qui nous a été imposée à tous les deux" écrivait François Zocchetto dans un communiqué.

Dans ce type d'affaires il n'y a pas beaucoup de solution, sauf se dire "faute avouée, faute à demi pardonnée"

Pour le Mayennais Bruno Jeudy, rédacteur en chef du service politique de Paris Match, éditorialiste à BFM, François Zocchetto a fait une erreur de communication.

Le Mayennais Bruno Jeudy est rédacteur en chef du service politique de Paris Match, éditorialiste à BFM.

"Je crois que dans ce type d'affaires aujourd'hui, lorsqu'elle sort, il n'y a pas beaucoup de solution, sauf se dire "faute avouée, faute à demi pardonnée", pardonnez-moi l'expression. Mais dans ce cas-là,  peut-être que cela aurait permis à François Zocchetto de pouvoir éviter la situation dans laquelle il se trouve aujourd'hui, celle d'un maire contraint de jeter l'éponge avant les municipales. En matière de communication aujourd'hui,il y a des règles qui ont beaucoup changé, face à la transparence que veulent les citoyens. Des changements de règles liés à l'apparition à la fois de médias en boucle et puis surtout des réseaux sociaux. C'est au départ que tout se joue, et le sentiment de vouloir peut-être un peu cacher des choses accroît la difficulté de l'élu quand il essaie ensuite de trouver une porte de sortie".

Le Mayennais Bruno Jeudy est rédacteur en chef du service politique de Paris Match, éditorialiste à BFM.

"Je pense que François Zocchetto anticipe, et là il a raison, une campagne qui aurait sans doute été très compliquée, voire impossible pour lui, parce que cette affaire aurait été le fil rouge sans doute de ces municipales, et on sait que dans les campagnes électorales aujourd'hui, toute affaire comme ça qui surgit, rend très compliquée la tâche des politiques dont on exige de plus en plus d'exemplarité. Là on est trop proche des élections pour qu'il puisse faire campagne sereinement. Et c'est sans doute l'erreur d'appréciation dès le départ. En juillet 2018, il y avait encore un petit peu de temps pour lui, pour à la fois présenter sous une forme ou sous une autre une forme d'excuses, et espérer un peu de bienveillance, en tous les cas que ça ne l'empêche pas de faire campagne. Là c'est beaucoup trop proche, il tire les leçons, quoi qu'il fasse, la campagne sera impossible".

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