Politique

La carte des intercommunalités au centre des débats entre les maires d'Indre-et-Loire

Par Jérôme Collin, France Bleu Touraine samedi 17 octobre 2015 à 20:00

Environ 70 élus d'Indre-et-Loire ont participé à leur université d'automne
Environ 70 élus d'Indre-et-Loire ont participé à leur université d'automne

Environ 70 élus ont participé ce samedi à l'université d'automne des maires d'Indre-et-Loire. Il a notamment été question des conséquences du redécoupage territorial prévu par la loi NOTRe. Le plan proposé par la préfecture en début de semaine laisse encore sceptique de nombreux maires.

Louis le Franc, préfet d'Indre-et-Loire, a présenté lundi 12 octobre sa carte de l'intercommunalité. Au 1er janvier 2017, il ne devrait plus y avoir que dix communautés de communes en Indre-et-Loire, contre 20 à l'heure actuelle.

Deux grandes nouvelles intercommunalités devraient se dégager : le Grand Lochois et le Grand Chinonais.

C'est de ce redécoupage territorial dont il a notamment été question samedi 17 octobre, à l'occasion de la traditionnelle université d'automne des maires d'Indre-et-Loire. Et il continue de nourrir les inquiétudes de plusieurs maires. 

On va diluer l'attractivité de notre ville dans un espace très vaste, et cela va nous appauvrir", Arnaud Henrion, maire d'Azay-le-Rideau

Les élus locaux de la communauté de commune du Pays d'Azay-le-Rideau, qui sera intégrée au Grand Chinonais, se sont réunis vendredi soir. "Cela ne nous convient pas puisque le Chinonais n'est pas un territoire attractif pour les habitants de notre communauté de communes", explique Arnaud Henrion, le maire d'Azay-le-Rideau. "On va créer cette intercommunalité, on va augmenter la fiscalité pour créer des services qui seront vraisemblablement installés à Chinon, Richelieu, Sainte-Maure-de-Touraine, où ne se rendent pas nos habitants", regrette-t-il. Selon les calculs d'Arnaud Henrion, le montant de la taxe d'habitation pourrait être doublé avec ce nouveau découpage territorial.

L'inquiétude d'Arnaud Henrion, maire d'Azay-le-Rideau

Azay-le-Rideau, avec ses 3500 habitants, était la ville la plus importante de sa communauté de communes. Une fois intégrée dans le Grand Chinonais et ses plus de 62 000 habitants, elle ne pèsera plus aussi lourd dans les débats. Une inquiétude partagée par les toutes petites communes, comme Rivière, 750 habitants. "Qui s'occupera de nous ? Quel sera notre impact dans un territoire aussi vaste ? J'ai peur qu'on se retrouve noyé...", craint Martine Luneteau, la maire. Des inquiétudes que comprend Pierre Louault. Mais le président de l'association des maires d'Indre-et-Loire est catégorique. "La situation est la même que les agriculteurs il y a 40 ans. Ceux qui se sont regroupés existent toujours. Les autres ont disparu. Si les maires ne veulent pas se réunir, ils disparaîtront."