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Dossier : Coronavirus Covid-19

La crise sanitaire a coûté 565 millions d'euros à la Ville de Paris, l'opposition redoute de nouvelles taxes

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Le Conseil de Paris entre dans le dur ce jeudi avec le vote du budget notamment au menu des discussions. La crise du Covid-19 a coûté 565 millions d'euros à la mairie de Paris, si la majorité défend son bilan, les différents groupes d'opposition redoutent déjà de nouveaux impôts.

Hôtel de Ville de Paris
Hôtel de Ville de Paris © Maxppp - Alexis Sciard

Le budget supplémentaire que vont devoir voter les conseillers de Paris à partir de ce jeudi s'élève à 565 millions d'euros, soit le coût pour la ville de la crise sanitaire. La somme comprend 365 millions de dépenses exceptionnelles comme les masques, le gel hydroalcoolique, les nettoyages supplémentaires etc. et 200 millions d'euros de plan de relance économique qui permettra de soutenir les petits commerçants notamment. S'ajoute à cela, précise l'adjoint aux finances de la Ville de Paris Paul Simondon, "les pertes de recettes importantes comme la taxe de séjours en l'absence de touristes qui représente 45 millions d'euros de mins, le stationnement gratuit pendant le confinement (60 millions d'euros en moins) ou encore les équipements municipaux comme les crèches ou les piscines restés fermés". 

"La crise a bon dos"

Additions et soustractions que l'opposition critique déjà. Pour Rachida Dati des Républicains, principale opposante à Anne Hidalgo, le coronavirus n'est qu'un prétexte, "la crise a bon dos !" estime-t-elle, "depuis 2001, le déficit n'a cessé de croître, il dépasse les 6 milliards d'euros et c'était bien avant la crise !". Alors son groupe Changer Paris prévient "on ne voudra pas de taxes en plus ! On veut plus de garanties. Savoir quelles dépenses vont être annulées, différée, où sont les marges de manœuvre car il y en a". 

Pour Maud Gatel, la méthode pour tenter de limiter le déficit qui dépasse aujourd'hui les 6,5 milliards d'euros selon la majorité, risque de ne pas être la bonne "je crains malheureusement que la crise soit le prétexte à la création de nouvelles taxes, mais elle répondra surtout à la dégradation énorme des finances publiques à Paris, qu'on a eu de cesse de dénoncer", affirme-t-elle, "c'est certes une réponse, mais à une mauvaise question".

Taxer les grandes entreprises comme Amazon

Dégager de nouvelles recettes passera-t-il par l'instauration du stationnement payant pour les deux roues motorisés à Paris comme évoqué récemment ? "Pas avant les assises sur la mobilité à l'automne" balaie la majorité. Elle estime toutefois que le plan de relance de l'État est "totalement insuffisant", son aide se chiffre pour l'instant à 17 millions d'euros, alors oui, "la question de recettes nouvelles pourra se poser", déclare l'adjoint de la maire de Paris aux finances, Paul Simondon, il pense aussi à taxer les grandes entreprises "quand on voit qu'un acteur comme Amazon a plutôt profité de la crise sans jamais être mis à contribution, alors qu'il profite du dynamisme de notre ville, il est certain que ce type d'activité pourrait être mis beaucoup plus à contribution". 

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