Politique

La députée Barbara Pompili annonce qu'elle quitte Europe Ecologie - Les Verts

Par Julien Baldacchino, France Bleu Picardie et France Bleu mercredi 30 septembre 2015 à 7:34

Barbara Pompili, députée de la Somme
Barbara Pompili, députée de la Somme © Maxppp

Après François de Rugy et Jean-Vincent Placé, Barbara Pompili, co-présidente du groupe écologiste à l'Assemblée nationale, annonce ce mercredi dans un entretien au Monde qu'elle quitte le parti Europe-Ecologie - Les Verts, Elle dit vouloir d'abord se consacrer à sa région.

Après François de Rugy, co-président du groupe écologiste à l'Assemblée nationale, et Jean-Vincent Placé, son homologue au Sénat, c'est au tour de Barbara Pompili, l'autre co-présidente du groupe à l'Assemblée, d'annoncer qu'elle rend sa carte du parti. La députée de la deuxième circonscription de la Somme l'annonce ce mercredi matin dans un entretien au Monde

"Reprendre ma liberté"

Dans cet entretien, elle affirme avoir "très mal vécu le choix qui a été fait par 274 militants de ma région d'une stratégie de division de la gauche" : en effet, en vue des élections régionales dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, les militants ont choisi de s'allier au Parti de gauche plutôt qu'au Parti socialiste. "Cette stratégie risque de nous orienter vers une victoire du Front national", dit-elle, expliquant qu'elle veut "reprendre [sa] liberté".

La députée affirme toutefois qu'elle ne sera pas candidate dans sa région, mais qu'elle "plaide pour une grande liste de toute la gauche" :

"Il faut que les partis politiques entendent qu'il faut se rassembler et sortir des logiques internes"

— Barbara Pompili, députée, dans Le Monde

Elle ne rejoindra pas non plus le mouvement "Écologistes !" créé par les premiers démissionnaires, Jean-Vincent Placé et François de Rugby : "Je regarde ça avec sympathie (...) mais ce n'est pas ma priorité". 

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Le groupe écologiste à l'Assemblée épargné

Sans ses deux co-présidents, le groupe écologiste devrait pourtant rester en place : "Nous devons garder cet outil sans nier qu'il y a des divergences entre nous comme des bases communes qui nous rassemblent", déclare celle qui juge sévèrement le parti EELV comme un parti ou "l'expression d'une parole minoritaire est décrédibilisée et rejetée"

"L'idée est de garder deux co-présidents qui représentent chacun une des sensibilités du groupe", annonce-t-elle. Elle pourrait donc rester coprésidente du groupe écologiste même sans être adhérente au parti EELV.