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La députée Danièle Obono représentée en esclave dans Valeurs Actuelles : condamnation de la classe politique

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Paris

La classe politique est unanime pour dénoncer ce samedi le journal Valeurs Actuelles. L'hebdomadaire a représenté la députée de La France insoumise Danièle Obono en esclave dans une série dite de" fiction". Une publication "révoltante" pour le Premier ministre, Jean Castex.

La députée Danièle Obono à l'Assemblée nationale en juillet 2020.
La députée Danièle Obono à l'Assemblée nationale en juillet 2020. © Maxppp - Vincent Isore

"Cette publication révoltante appelle à une condamnation sans ambiguïté" : ce sont les mots ce samedi du Premier ministre sur Twitter. Jean Castex dénonce l'article de l'hebdomadaire Valeurs Actuelles, dans son dernier numéro. Dans un récit de sept pages, le journal représente la députée La France Insoumise de Paris, Danièle Obono, au temps de l'esclavage. Il la montre enchaînée, collier de fer autour du cou, la décrivant comme pouvant "enfin se libérer de son africanité".

Le chef du gouvernement assure la députée "du soutien de l'ensemble du gouvernement". Pour Jean Castex, "la lutte contre le racisme transcendera, toujours, tous nos clivages".

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Danièle Obono avait réagi plus tôt dans un tweet : "L'extrême-droite, odieuse, bête et cruelle. Bref, égale à elle-même".

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Selon les informations de franceinfo, Emmanuel Macron a appelé Danièle Obono en fin de matinée pour "lui témoigner sa sympathie et sa solidarité". "Il condamne toute forme de racisme", a précisé l’entourage du chef de l'Etat.

Condamnation de la classe politique

Le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti a lui estimé qu'on "est libre d'écrire un roman nauséabond, dans les limites fixées par la loi". "On est libre aussi de le détester, moi je le déteste et suis à vos côtés".  

Pour Wallerand de Saint-Just, le trésorier du Front National, "la couverture de Valeurs Actuelles est d’un mauvais goût absolu, le combat politique ne justifie pas ce type de représentation humiliante et blessante d’une élue de la République".

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Alexis Corbière a également réagi sur son compte Twitter : "Honte à tous ces journaux qui l'attaquent et la moquent". Pour le député LFI de Seine-Saint-Denis, "tous les démocrates et Républicains devraient se levaient unanimement pour dire ASSEZ !"

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Christophe Castaner, l'ancien ministre de l'Intérieur, parle lui de "racisme ordinaire" : "Non le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit. Défendre madame la députée Obono -au delà de nos désaccords- c'est combattre l'abaissement sournois des esprits".

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Les excuses de Valeurs Actuelles

L'hebdomadaire a tout d'abord répondu à la députée de La France insoumise dans un tweet. Il a expliqué qu'il s'agissait "d'une fiction mettant en scène les horreurs de l'esclavage organisé par des Africains au XVIIIe siècle". 

Face à la polémique, Valeurs Actuelles a publié un long communiqué, en rappelant que tout l'été, l'hebdomadaire "a publié chaque semaine un "roman-fiction" dont le concept est assez simple : plonger une personnalité contemporaine dans une période passée, afin de faire resurgir par ce contraste certaines inepties de notre époque". Pour la direction du magazine, "notre texte n'a rien de raciste". 

"Si nous contestons fermement les accusations de certains contempteurs nous accablent, nous avons suffisamment de clairvoyance pour comprendre que la principale intéressée ait pu se sentir personnellement blessée par cette fiction, ajoute l'hebdomadaire. Nous le regrettons et lui présentons nos excuses".

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Dans un communiqué, SOS Racisme dit étudier "les suites judiciaires envisageables". L'association dénonce un "cortège de haines, comme l'ont déjà expérimenté beaucoup de responsables politiques noirs ou d'origine maghrébine ces dernières années".

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