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La droite quitte la session de l'Assemblée de Corse dans une ambiance électrique

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Par , France Bleu RCFM

C'est lorsqu'il s'agissait de parler du mode de désignation des représentants de l'Assemblée de Corse au sein du Syndicat d'énergie du 2A que le groupe de Laurent Marcangeli a dit "Bonsoir". Explications.

Le moment où la droite quitte les bancs de l'Assemblé de Corse, lors du débat du 22 juillet 2021 sur la désignations des représentants de l'assemblée au SDE 2A (Capture d'Ecran)
Le moment où la droite quitte les bancs de l'Assemblé de Corse, lors du débat du 22 juillet 2021 sur la désignations des représentants de l'assemblée au SDE 2A (Capture d'Ecran) © Radio France - Olivier Castel

"On sait qu'il y a un problème politique" avec le Syndicat d'énergie de Corse-du-Sud, interpellait d'abord Jean-Christophe Angelini, alors que l'horloge approchait 22h. Le chef du groupe PNC - "Avanzemu Pà a Corsica" a pris la parole pour demander le report de ce sujet à ce vendredi matin.

C'est en fait le règlement du SDE 2A qui a été mis en cause, celui-ci prévoyant, à la proportionnelle, 8 représentants et 8 suppléants pour l'Assemblée de Corse, tous à priori membres de la majorité absolue de "Fà Populu inseme" (groupe issu de la liste de Femu a Corsica et comptant 32 élus).

Laurent Marcangeli (président divers droite du groupe "Un Soffiu Novu") ajoutait une demande similaire au sujet des services d'incendies et de secours, arguant que cela allait forcément engendrer un débat contradictoire à une heure tardive.

Au contraire, le président du groupe majoritaire, Jean Biancucci disait : "Nous sommes prêts. S'il y a un problème on le verra en marchant, on n'a pas d'à priori. Nous ferons un vote le cas échéant"

"Il vaut mieux épuiser le sujet" appuyait même la présidente de l'assemblée Marie-Antoinette Maupertuis. "Si vous mettez ce sujet à l'examen maintenant allons traiter problème maintenant", semblait avertir de son côté Jean-Martin Mondoloni, pour le seul groupe de droite. 

"Comme en 2018, le scrutin majoritaire présente 8 titulaires et 8 suppléants mais avec cette fois une majorité absolue" rappelait L. Marcangeli."Pour moi cela pose un problème d'équilibre. [...] Si quelques 200 votants des territoires et communes adhérents du syndicat ne souhaitent pas qu'un membre de la majorité soit président, alors nous sommes en présence d'un problème démocratique [...] et d'un putsch réglementaire".

Un vote à plusieurs intensités

Jean Biancucci insistait plutôt en faveur d'une désignation nocturne : "Nous sommes 32 à demander que le dossier soit examiné".  Proposant au passage sa candidature à la présidence du syndicat, l'ancien président de l'Agence de l'urbanisme et de l'énergie a tenu à afficher sa volonté d'une politique uniforme, malgré le fait que le syndicat du 2B ne dépende pas de la CDC. Pour ce qui est de la pluralité, il s'est voulu plus qu'offensif : "Nous n'avons pas pas demandé à la droite car elle est en campagne ! On appelle des maires...j'ai eu des informations" ajoutant que "2 postes sur 8 ont été proposés aux autres formations nationalistes, mais le refus de l'une a entrainé le refus de l'autre". 

La réplique de Laurent Marcangeli ne s'est pas faite attendre : "Il n'y a pas que la droite qui est en campagne...De quoi a-t-on peur ? Que ce ne soit pas un membre de la majorité qui soit élu demain si il y a pluralisme ? Il faut le dire" affirmait le Président de la CAPA et Maire d'Ajaccio, terminant par un laconique "Je ne pense pas que vous soyez majoritaires au sein du Syndicat d'énergie. [...]Je vous dis bonsoir", entraînant alors les 16 autres conseillers territoriaux de son groupe. 

Le vote solennel qui a suivi pour décider de l'examen du sujet hic et nunc a donné un score sans appel mais fort de sens : 32 pour, 6 contre côté PNC, et 7 non participations dont 6 de Cori in Fronti. (Antoine Poli compté absent côté PNC NDLR). 

Les débats ont finalement été suspendus vers 22H40, Gilles Simeoni tranchant au final, malgré des divergences de point de vue dans sa majorité au sujet du départ des conseillers de droite. Reprise prévue ce vendredi 9h00 avec la réunion de la commission des finances.

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