Politique

La fête de la Rose à Ingré : le retour, dans la grisaille

Par François Guéroult, France Bleu Orléans dimanche 17 septembre 2017 à 6:30

Le parti socialiste a connu une véritable hémorragie de militants dans le Loiret
Le parti socialiste a connu une véritable hémorragie de militants dans le Loiret © Maxppp - Isore Morin/IP3

Après un an d'éclipse, la fête de la Rose est de retour aujourd'hui à Ingré, pour les militants socialistes du Loiret. Après la débâcle électorale de 2017, l'heure n'est pas vraiment à la fête, mais à la reconstruction du parti.

Les militants socialistes du Loiret se retrouvent aujourd'hui à Ingré : c'est la traditionnelle fête de la Rose. Enfin traditionnelle, pas tant que ça : l'an passé, le rendez-vous n'avait pas eu lieu ; et cette année, c'est dans un contexte d'après-débâcle électoral qu'est organisé l'événement. Parfois les chiffres parlent d'eux-mêmes : lors de la dernière fête de la rose à Ingré, il y a 2 ans, le PS revendiquait 875 adhérents dans le Loiret. Cette année, le fichier fait état de 702 militants - et encore, seulement 210 sont à jour de cotisation... Une dégringolade qui coïncide avec la descente aux enfers du parti, qui n'a plus de député dans le Loiret.

Pour Carole Canette, conseillère municipale à Fleury-les-aubrais et membre du bureau fédéral du PS dans le Loiret, cette fête de la Rose revêt encore plus d'importance que d'habitude. "C'est une fête après la tempête : l'idée, c'est de montrer qu'on est prêt à reprendre la mer", explique l'élue fleurissoise, "On ne sort pas d'une tempête comme celle-là complètement indemne, mais les militants trépignaient et avaient hâte qu'on reprenne de plus belle". Reprendre de plus belle, c'est-à-dire renouer avec des pratiques militantes que le PS avait perdues : "On n'osait plus travailler, de peur de gêner le gouvernement. Mais quand on ne produit plus d'idées, les ego, parfois sur-dimensionnés, apparaissent", reconnaît Carole Canette. Son interview à France Bleu Orléans à réécouter ici :

"On a eu un gros problème de positionnement pendant le quinquennat Hollande, et on n'osait plus travailler" - Carole Canette

Et comme un symbole, l'invité d'honneur n'est pas connu du grand public : il s'agit d'Olivier Dussopt, député PS de l'Ardèche et président de l'association des petites villes de France. Il animera cet après-midi un débat autour du thème : "qu'est-ce qu'être socialiste aujourd'hui ?"