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La fusion des universités de Lyon et de Saint-Étienne s’invite dans la campagne des municipales

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Au centre de la discussion, le projet IDEX qui propose à l’horizon 2021, une fusion des deux universités pour leur donner une dimension internationale plus forte. Mais c'est le mot fusion qui semble agiter la sphère politique stéphanoise à l'orée du second tour des municipales

L'entrée  de l'université Jean Monnet à Saint-Etienne dans le quartier tréfilerie
L'entrée de l'université Jean Monnet à Saint-Etienne dans le quartier tréfilerie © Radio France - Yves Renaud

Il faut dire que la fusion doit être actée en septembre prochain et qu’il restera assez peu de temps à la ville de Saint-Étienne pour exprimer sa position sur le sujet une fois les élections passées. 

IDEX, avantages et inconvénients 

Pour commencer, il faut se souvenir que le cheville ouvrière de ce projet de fusion, c’est Khaled Bouabdalha, l’actuel président de l’université Lyonnaise, mais aussi ancien président de celle de Saint-Étienne. Parmi les arguments positifs, ce label d’excellence IDEX, devrait permettre d’obtenir dans un premier temps 30 millions d’euros de crédits supplémentaires pour les campus et des grandes écoles de notre secteur, Saint-Étienne y compris. Mais avec l’effet levier de ces 30 millions, c’est sans doute plus près de 100 millions qui pourraient être investis dans la modernisation de nos universités pour les rendre plus performantes à l’échelle européenne.

Côté négatif, certains craignent que la constitution d’une grande université devienne une "machine" ingérable qui s’éloigne des réalités du terrain et surtout que les actuelles facultés perdent leur autonomie, ce serait particulièrement vrai pour Saint-Étienne qui pourrait devenir un simple satellite de Lyon. On parle aussi de la possible perte du label universitaire pour le Centre hospitalier de Saint-Étienne 

Gaël Perdriau  le maire sortant lors du débat du 1er tour des municipales
Gaël Perdriau le maire sortant lors du débat du 1er tour des municipales © Radio France - Yves Renaud

Le projet IDEX  est soutenu dans son principe par l’actuel maire Gaël Perdriau, mais à certaines conditions. Pour lui, la mention de Saint-Étienne doit obligatoirement figurer dans la dénomination de la future entité et Saint-Étienne doit garder une autonomie financière et juridique pour ne pas entièrement dépendre de sa puissante voisine. Mais, pour l’instant, il n’a obtenu aucune garantie sur le sujet et réserve sa position. 

"Je crois qu’il y a une assez large unanimité autour de l’intérêt de l'iDEX qui fera de notre université, une université de dimension mondiale  et qui permettra également des investissements plus importants, intéressants pour son avenir et pour le territoire. En revanche, c’est la question des statuts qui fait débat simplement parce qu’elle fait disparaître, au-delà du nom de Saint-Étienne ce qui est important  évidemment pour l’identité du territoire, elle fait disparaître  l’autonomie de gestion de l’université de Saint-Étienne et ça j’y suis  farouchement opposé.  Dans l’état actuel des choses, les propositions que fait l’université ne sont toujours pas satisfaisantes, c’est la raison pour laquelle J’ai demandé à rencontrer la ministre de  l’enseignement supérieur Madame Vidal pour lui expliquer ce que nous n’accepterons pas et ce que nous souhaitons. Parce qu’il faut le reconnaître qu'il y a une très forte pression du gouvernement  pour accélérer le processus de fusion."

Pierrick Courbon  tête de la liste d'opposition Gauche écologiste
Pierrick Courbon tête de la liste d'opposition Gauche écologiste © Radio France - Yves Renaud

Du côté de l’opposition, la vision est un peu différente, on s’oppose au projet de fusion qui aurait des incidences très négatives sur l’université stéphanoise et tendrait même à terme à lui enlever toute autonomie avec un risque de disparition pure et simple de certaines spécialités. Pierrick Courbon  la tête de liste gauche–écologiste au 2em tour des municipales est donc plutôt inquiet et considère qu’il y a urgence à remettre ce sujet en débat puisque le projet devrait être entériné en septembre prochain.

"Aujourd’hui, je m’engage pour le maintien de l’autonomie de l’université Jean Monnet et la non absorption, là non fusion avec l'université de Lyon. Au-delà de la seule question de l’université, c’est aussi l’avenir de notre CHU qui est en jeu puisque si l’on perd l’université Jean Monnet, on risque aussi de  perdre le U de CHU et avoir une régression de l’offre de soins et des services hospitaliers sur notre territoire.  Ce que nous disons, c’est oui  à une coopération avec Lyon, elle existe déjà, oui un renforcement de cette coopération avec Lyon et d’autres universités. Mais non à une fusion absorption. D’autres solutions sont possibles mettons-nous autour de la table étudions à fond toutes ces possibilités. Il y a urgence à agir puisque l’adoption des statuts est prévue pour le 30 septembre  prochain."

Aujourd’hui la communauté de l’enseignement supérieur à Lyon et Saint-Étienne représente 137.000  étudiants dont 26 000 à Saint-Étienne. L’ensemble des facs et des grandes écoles représentent 168 labos de recherche et 12.500 chercheurs.

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