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La gestion du projet Balsan'éo épinglée par la Chambre régionale des comptes

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Par , France Bleu Berry

Lors du conseil communautaire de Châteauroux Métropole ce jeudi soir, les élus ont découvert un rapport de la Chambre régionale des comptes portant sur la gestion de l'agglomération depuis 2014. Ce rapport pointe le coût "très substantiel" du centre aquatique Balsan'éo.

L'un des bassins intérieurs de Balsan'éo. Il sera dédié à la pratique sportive
L'un des bassins intérieurs de Balsan'éo. Il sera dédié à la pratique sportive © Radio France - Sarah Tuchscherer

Balsan'éo ? Un projet "d'un coût très substantiel" qui a souffert "d'un manque de réflexion globale". Ce constat, cinglant, figure dans le rapport que la Chambre régionale des comptes a rédigé après avoir étudié la gestion de Châteauroux Métropole depuis 2014. Il a été dévoilé devant les élus du conseil communautaire ce jeudi. Un chapitre entier est consacré au centre aquatique dont l'ouverture est prévue le 5 juin prochain. 

17 millions d'euros de plus que prévu

Le rapport rappelle que sa construction était évoquée dès 2001, à la création de l'agglomération, et qu'elle a été relancée en 2014, lorsque Gil Avérous en a pris la présidence. Si la nécessité d'un équipement aquatique de taille conséquente est jugée "fondée", la Chambre régionale des comptes regrette que le projet ait connu de nombreuses modifications au fil des années et que le coût global, estimé à au moins 47 millions d'euros, dépasse finalement de 17 millions ce qui était prévu au moment de la maîtrise d’œuvre. 

Ce coût, la juridiction administrative l'attribue aux différents choix faits par le porteur du projet. Le site retenu, quartier Balsan plutôt qu'à la Margotière, aurait, à lui seul, engendré un surcoût de quater millions d'euros. Il a fallu acheter une partie du terrain, procéder à sa dépollution, aménager la voirie autour. L'architecture, tout en arrondi, l'installation d'une couverture iso-thermique sur le bassin extérieur, pour permettre un accès six mois de l'année, et d'un pentagliss, un toboggan à plusieurs pistes, ont aussi contribué à alourdir le budget. Un autre rapport, de la Cour des comptes cette fois, estimait à 25 millions d'euros le coût moyen d'un centre aquatique. Balsan'éo aura au total été près de deux fois plus cher. 

Ce toboggan extérieur aura coûté à lui seul plus d'un demi-million d'euros
Ce toboggan extérieur aura coûté à lui seul plus d'un demi-million d'euros © Radio France - Sarah Tuchscherer

Gil Avérous défend un choix politique structurant

Maire de Châteauroux et président de l'agglomération depuis 2014, Gil Avérous assume ces choix. "On a souhaité que cet équipement voit le jour à Balsan. On savait qu'il y aurait un surcoût par rapport à une installation à la Margotière mais c'est un choix politique structurant, je pense que les retombées seront bien plus importantes avec une localisation en cœur de ville tant dans la fréquentation que dans l'attractivité que ça donnera aux équipements autour. A moyen ou à long terme on en bénéficiera bien plus fortement que ce que ça nous aura coûté"

Elu d'opposition au sein du conseil communautaire, l'écologiste Maxime Gourru parle de gaspillage : "c'est vingt millions d'euros de dépense en trop. Imaginez ce qu'on aurait pu faire avec cet argent !" Maire du Poinçonnet, vice-présidente de Châteauroux Métropole, Danielle Dupré-Ségot était favorable à une implantation du centre à la Margotière, plus près de sa commune. Elle n'est pas surprise de voir cette question du coût soulevée dans ce rapport : "Depuis le début, les élus du Poinçonnet disent que cet emplacement quartier Balsan générera des surcoûts. Ce qui coûte cher aussi ce sont les frais de fonctionnement. Il faudra que les habitants de l'agglo et d'ailleurs fréquentent cette piscine pour espérer limiter les frais". La Chambre régionale des comptes estime à 1,5 million d'euros le déficit annuel du centre en fonctionnement. 

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