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La justice annule l'élection de Florent Montillot au poste de 15e vice-président de la métropole d'Orléans

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Par , France Bleu Orléans

Le tribunal administratif d'Orléans vient de rendre ce lundi 26 octobre sa décision concernant l'élection de Florent Montillot, le premier adjoint au maire d'Orléans, au poste de 15e vice-président de la métropole d'Orléans. Cette élection est annulée, et le mandat de Florent Montillot suspendu

Florent Montillot premier-adjoint au maire d'Orléans et conseiller métropolitain
Florent Montillot premier-adjoint au maire d'Orléans et conseiller métropolitain © Radio France - Anne Oger

Saisi par deux électeurs de la métropole d'Orléans, et par le préfet du Loiret, le tribunal administratif avait examiné le 15 octobre dernier les recours contre l'élection de Florent Montillot au poste de 15e vice-président de la métropole d'Orléans, et les conditions dans lesquelles s'était déroulé le vote, le 16 juillet 2020.

Le 16 juillet dernier, lors de la séance d'installation du conseil métropolitain d'Orléans, Florent Montillot avait été proclamé élu en qualité de 15e vice-président, à l'issue d'un épisode qui avait fait polémique et provoqué la colère de plusieurs conseillers métropolitains. 

Bruno Coeur le maire de Bou reste vice-président

En effet, le maire de Bou, Bruno Coeur, candidat surprise au poste de 15e vice-président, avait été élu, avant d'annoncer sa démission quelques minutes plus tard, après une discussion houleuse avec Serge Grouard le maire d'Orléans, et le socialiste Christophe Chaillou qui venait d'être élu président de la métropole. 

Suivant les conclusions de la rapporteure publique, exprimées lors de l'audience du 15 octobre, le tribunal administratif d'Orléans annule cette élection, estimant qu'elle n'avait pas lieu d'être, puisque Bruno Coeur n'avait pas démissionné selon la procédure prévue par la loi. Il n'y avait donc pas lieu d'organiser un deuxième vote, selon le tribunal. L'élection de Florent Montillot n'est donc pas valide, c'est le maire de Bou qui reste titulaire de ce poste, le mandat de Florent Montillot est suspendu. Le tribunal ne se prononce pas, en revanche, sur les pressions évoquées par les requérants lors de cette élection.

Florent Montillot a fait appel devant le Conseil d'Etat

Lors de l'audience du 15 octobre, Florent Montillot avait assuré lui-même sa défense. Il affirme ce lundi à France Bleu Orléans qu'il fait appel de cette décision auprès du conseil d'Etat, estimant notamment ne pas avoir eu le temps de répondre au recours du préfet dans un temps raisonnable, en raison d'une erreur de la part du tribunal administratif. 

Un appel qui ne permet pourtant pas à Florent Montillot de rester en poste jusqu'à son examen. "Et c'est un signe de la gravité de l'irrégularité" estime l'ancien avocat orléanais Patrick Communal, l'un des électeurs à l'origine du recours. "C'est une faculté qu'a le tribunal, de prononcer la suspension du mandat, ça n'est pas automatique. D'ailleurs nous nous ne l'avions pas demandée, seul le préfet du Loiret l'avait fait. Mais le fait d'y avoir recours, il me semble que c'est un signe que le tribunal estime que les faits sont graves".

Un appel qui ne remet pas en cause sa suspension

De son côté Jean-Pierre Delpuech, membre du Modem, à l'origine de l'autre recours, se félicite, dans un communiqué, de cette décision : "justice a été rendue, la démocratie locale en sort renforcée". Florent Montillot, lui, dit accueillir la décision avec "philosophie". Il ajoute : "si l'on parle de manoeuvres, elles ne sont pas de mon fait, cela ne change rien à mon engagement politique" dit celui qui était en charge de l'enseignement supérieur à la métropole d'Orléans.

Une chose est sûre : cette décision du tribunal administratif d'Orléans redistribue encore des cartes décidément très difficiles à répartir dans cette majorité pour le moins compliquée qui dirige la métropole d'Orléans depuis le 16 juillet dernier. 

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