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"La ligne politique de Benoît Hamon n'était pas la bonne" Maud Clavequin, première secrétaire fédérale du PS 90

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard
Belfort, France

Le Parti Socialiste du Territoire de Belfort s'est réuni au lendemain du premier tour de la présidentielle pour faire le point et parler de l'avenir du PS après la cuisante défaite de Benoît Hamon. Maud Clavequin, la première secrétaire fédérale dans le département remet la primaire en question.

Benoît Hamon, éliminé au premier tour de la présidentielle avec 6,3% des suffrages
Benoît Hamon, éliminé au premier tour de la présidentielle avec 6,3% des suffrages © Maxppp - JULIEN DE ROSA

Après la défaite de Benoît Hamon au premier tour de la présidentielle (6,3%), les membres du Parti Socialiste du Territoire de Belfort se sont réunis ce lundi soir, pour débriefer la campagne et envisager l'avenir. Ils soutiendront Emmanuel Macron au second tour.

Benoît Hamon a été lâché de toutes parts au PS pendant cette campagne. Vous-même vous reconnaissez avoir eu du mal à faire campagne pour lui. Cette défaite, n'est-ce pas quand même la responsabilité du parti ?

Maud Clavequin : Non je crois que Benoît Hamon a été victime du vote utile, sur sa gauche au profit de Jean-Luc Mélenchon, comme sur sa droite, au profit d'Emmanuel Macron, pour éviter un duel Le Pen - Fillon au second tour. Et je crois que depuis le départ la ligne politique de Benoît Hamon n'était pas la bonne, il ne faut pas avoir peur de le dire, pour pouvoir préparer maintenant une phase de reconstruction.

Mais Benoît Hamon a quand même remporté la primaire. Dans ce cas pourquoi faire une primaire ?

Maud Clavequin : c'est une vraie question. Ce qui se passait précédemment avant les primaires, c'est qu'il était nécessaire de proposer un programme consensuel, et nous étions en capacité de le faire. Avec cette primaire tardive, je pense qu'effectivement nous n'avons pas pu faire ce travail de consensus programmatique et de ce fait, le candidat n'a pas eu la possibilité de rassembler de façon très forte et très massive sa propre famille politique.

Est-ce qu'on n'est pas en train d'assister à la réalité des gauches irréconciliables dont parlait Manuel Valls ?

Maud Clavequin : Je ne crois pas qu'il y ait des gauches irréconciliables. Mais je pense qu'il est impératifs que le Parti Socialiste puisse maintenant afficher et assumer une ligne social-démocrate, la ligne d'un parti en capacité de gouverner. Et la reconstruction devra, à mon avis, se faire sur cette ligne politique.

Est-ce que l'avenir de la gauche, aujourd'hui, ce n'est pas plutôt Jean-Luc Mélenchon qui a obtenu 19,6% des voix ?

Maud Clavequin : Je crois que cette campagne présidentielle s'est faite plus sur des personnalités que sur le fond des programmes et je le regrette. Je crois que Jean-Luc Mélenchon a proposé un certain nombre de choses qui n'ont pas été comprises ni entendues et il me semble qu'aujourd'hui ce n'est pas la gauche qui doit continuer à avancer. Parce que quand on additionne les voix de tous les candidats de gauche, nous n'arrivons que péniblement à 28%, ce qui nous prouve bien qu'une élection présidentielle se gagne au centre et non pas sur la gauche.

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