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Polémique sur la loi sur la laïcité : "Cette parole n'engage que moi" dit l'adjoint à la Jeunesse de Poitiers

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Par , France Bleu Poitou

Depuis la visite jeudi 22 octobre de la secrétaire d'Etat à la Jeunesse à Poitiers, la polémique perdure sur une phrase de l'adjoint à la Jeunesse de la ville sur les supposés fondements islamophobes de la loi de 2004 sur la laïcité à l'école. Kentin Plinguet s'explique et assume.

Kentin Plinguet s'explique au micro de France Bleu Poitou
Kentin Plinguet s'explique au micro de France Bleu Poitou © Radio France - vincent Hulin

A 22 ans, Kentin Plinguet, 12ème adjoint en charge de la Jeunesse, de l'insertion et de la vie étudiante, s'est retrouvé depuis jeudi 22 octobre 2020 au centre d'une polémique à l'occasion de la visite ministérielle de Sarah El Haïry, à Poitiers. La ministre était alors venue à la rencontre des jeunes engagés et impliqués dans le réseau des centres sociaux. Lors de la restitution de son atelier, devant la secrétaire d'Etat en charge de la Jeunesse, l'élu communiste a pris la parole et a notamment expliqué, à propos du port des signes religieux, que : "la loi de 2004 a des fondements islamophobes". 

Aussitôt Sarah El Haïry a vivement réagi : "Je ne peux pas entendre de la bouche d'un élu de la République que la loi est islamophobe". Prenant connaissance de cette phrase, les députés LREM et Modem de la Vienne, les groupes d'opposition au Conseil municipal de Poitiers sont eux aussi montés au créneau. L'ancien député-maire de Poitiers, le socialiste Alain Claeys, a même "jugé inadmissible de qualifier d'islamophobe la loi de 2004 sur le port de signes d'appartenance religieuses dans les écoles, collèges et lycées."

Sommée par l'opposition de répondre, la maire EELV de Poitiers Léonore Moncond'huy a préféré livré une réponse par écrit dans un long post Facebook où elle revient sur la visite de la secrétaire d'Etat. En voici un extrait : "Les organisateurs ont souhaité que les jeunes parlent en petits groupes, aux élus, puis que ces élus restituent en plénière ce qu’ils avaient entendu, gage de leur « écoute ». Les élus, ne parlant donc pas pour eux-mêmes mais pour les jeunes, ont ainsi témoigné de ressentis souvent teintés de pertes de repères républicains, d’incompréhension de la loi sur les signes religieux à l’école, et d’alerte sur la fragilité sociale de la jeunesse ; le sentiment d’un manque d’écoute de la parole des jeunes a entraîné une restitution chaotique". 

Je suis plutôt en accord, à titre personnel et militant

Si la maire de Poitiers a refusé de répondre à notre sollicitation, Kentin Plinguet a accepté de revenir sur cet épisode à commencer par le contexte dans lequel la phrase épinglée a été annoncée tout en l'assumant : "Il a été réfléchi dans ce groupe là, au fait que la loi de 2004 avait potentiellement des fondements qui pouvaient avoir des aspects islamophobes. Je ne peux pas dire que ce ne sont que les jeunes qui l'ont dit, ça serait mentir, en effet moi je suis plutôt en accord, à titre personnel et militant, et j'insiste bien là-dessus, ça n'engage que moi, et cette parole n'engage que moi et pas la mairie, à titre personnel j'étais plutôt d'accord avec ça, mais ça reste à titre personnel.

Sur le fait qu'une semaine après on en parle encore, Kentin Plinguet estime : "C'est de la guéguerre politique, ça sert à masquer le fond de la réunion qui s'est très mal passée parce que la secrétaire d' Etat n'a pas écouté les jeunes et en fait on se sert de cette petite phrase pour masquer le vrai problème, c'est une stratégie nationale qu'on entend sur l'islamo-gauchisme. Pour nous, la laïcité est claire et précise." 

Je n'aurais peut être pas rapporté la phrase avec ces termes-là

Devant un tel tollé, le jeune élu communiste reconnait qu'il va tirer les leçons à l'avenir et que si c'était à refaire : "Je n'aurais peut être pas rapporté la phrase avec ces termes-là, ça c'est sûr, j'aurais rapporté qu'il y avait eu une question sur la loi et que la loi pour nous, dans ce groupe-là, devait être contre toute discrimination et inclusive le plus possible". 

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