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Politique

Municipales à Saint-Estève-Janson : la maire appelle les habitants du village à lui succéder

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Par , France Bleu Provence

À six mois des élections municipales, Saint-Estève-Janson, l'une des plus petites communes des Bouches-du-Rhône, pourrait manquer de candidats. La maire Martine Césari ne souhaite pas forcément briguer un second mandat, mais personne ne veut sa place.

La mairie de Saint-Estève Janson
La mairie de Saint-Estève Janson © Radio France - David Aussillou

Saint-Estève-Janson, France

Il y a quelques jours, les 389 habitants de Saint-Estève-Janson, près d'Aix-en-Provence, ont reçu un courrier de leur maire. Âgée de 70 ans, Martine Césari n'est pas certaine de vouloir être candidate à un nouveau mandat. Avec cette lettre, elle veut donc susciter des vocations pour trouver un éventuel successeur ainsi que des nouveaux adjoints potentiels. "J'ai voulu voir qui pourrait me remplacer, explique la maire. Je me sens un peu seule quand même. Au conseil municipal, on ne fonctionne plus qu'à neuf au lieu de onze."

"Je gagne 540 euros brut par mois." (Martine Césari, maire de Saint-Estève-Janson)

Dans ce village, deux adjoints en effet ont démissionné. Deux autres, délégués aux finances et aux travaux, ont également annoncé qu'ils ne seraient pas candidats en mars prochain. La maire de Saint-Estève-Janson a l'impression d'être au travail 24 heures sur 24. Et ce n'est certainement pas pour l'argent. "Je gagne 540 euros brut par mois, dit-elle. Et mes adjoints sont à 220 euros. Il faudrait vraiment un statut pour les élus locaux."  

Pour l'instant, trois personnes se sont manifestées auprès de Martine Césari. Mais la relève est loin d'être assurée. "Moi je travaille à la mairie, confie Philippe. Je vois comment ça se passe. Je connais les contraintes du mandat d'un maire. Je connais tous les côtés négatifs. Et par rapport aux positifs, il y a un gros décalage.

Plus d'un millier de maire ont déjà jeté l'éponge

Élue sur la liste du maire en 2014, Marielle, son épouse n'est restée en poste que pendant un an. "C'est pas forcément une expérience qui m'a comblée, dit-elle. Il y a beaucoup d'histoires et c'est pas mon truc. J'aime les choses calmes moi." Aujourd'hui, Marielle préfère s'occuper de ses chambres d'hôtes... à deux pas de la mairie.

En France, depuis les dernières élections municipales en 2014, plus d'un millier de maires ont démissionné. Au moins 50 % de plus que lors de la précédente mandature.  80 % de ces maires proches du burn-out sont des élus de zone rurale. Pêle-mêle, les premiers magistrats dénoncent la baisse des dotations publiques, la suppression de la taxe d’habitation, ou la baisse des contrats aidés. 

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