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La majorité municipale à Lille se fissure déjà autour de la succession de Martine Aubry
Le député PS de Lille Roger Vicot annonce dans la Voix du Nord qu'il est candidat à la succession de Martine Aubry en 2026. Une annonce qui ne passe pas chez ses amis. Les élus de la majorité, Martine Aubry en tête, lui répondent ce mercredi : "ce n'est pas notre façon de concevoir l'avenir"

Martine Aubry 73 ans, maire de Lille depuis 2001 n'est pas encore partie et elle ne se prononce pas, pour l'instant, sur sa succession. Qu'à cela ne tienne, les successeurs présumés se préparaient dans l'ombre et sans s'agresser jusqu'à ce mercredi. Dans une interview à la Voix du Nord, Roger Vicot ancien maire de Lomme, la commune associée de Lille et député PS du Nord, annonce qu'il se lance dans la course à la succession. L'ancien adjoint de Martine Aubry pense être "le mieux placé" et promet "un changement de méthode" s'il gagne. Le député explique qu'il n'a "pas d'ambition personnelle mais une ambition collective" avant d'ajouter "je souhaite être le garant, le ciment de l'union. On n'est pas dans Game of Thrones"
Le pacte rompu
L'initiative de Roger Vicot, sans consulter Martine Aubry "je vais l'en informer après cet entretien" a provoqué une onde de choc au beffroi. Le pacte de non agression entre les successeurs présumés (les adjoints Arnaud Deslandes, ou Charlotte Brun, la sénatrice Audrey Linkenheld) jusqu'à la désignation du candidat, semble rompu. Les téléphones ont chauffé toute la journée dans les couloirs de l'hôtel de ville.
Dans un communiqué signé par Martine Aubry elle-même, mais aussi par les maires des communes associés Lomme et Hellemmes et une bonne partie des élus de la majorité au conseil municipal, les signataires dénoncent le coup de force de Roger Vicot : "aujourd'hui un élu député, pour lequel nous n’avons pas ménagé nos efforts pour qu’il le soit, nous dit : « je suis candidat […]. Si ensuite il y a d’autres candidats, ce sont eux qui se présenteront contre moi ». Ce n’est pas notre façon de concevoir l’avenir".
"Alors on continue tous ensemble..."
Un communiqué en forme de recadrage : "Si les ambitions individuelles sont légitimes, nous savons nous - et l’histoire récente nous le montre une fois de plus - que c’est dans l’unité, la réflexion et l’action collectives que les habitants nous feront confiance". Avant d'appeler à l'union, si c'est encore possible : "alors on continue tous ensemble, pour et avec les Lillois-es, Lommmois-es, Hellemmois-es".
Hors de propos
Les élus communistes ont aussi réagi dans la soirée : "l’heure est toujours au travail, l’avenir n’est pas à l’ordre du jour".
Les élu-e-s communistes de Lille resteront donc "focalisés sur les engagements pris en 2020 tels que le renforcement des services publics, de la nature en ville, du droit au logement pour tous, d’une économie au service de l’humain, de la gratuité des transports publics. Toute autre considération nous paraît aujourd’hui hors de propos".
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