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Politique
Dossier : Le premier gouvernement du quinquennat Macron

Sylvie Goulard, la ministre des Armées, démissionne du gouvernement en raison de l'enquête sur le MoDem

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

La ministre des Armées, Sylvie Goulard, a annoncé mardi sa décision de ne plus "faire partie du gouvernement", pour pouvoir, le cas échéant, "démontrer librement (s)a bonne foi" dans l'enquête sur des soupçons d'emplois fictifs présumés au MoDem. C'est le deuxième départ après Richard Ferrand.

Sylvie Goulard le 1er juin 2017
Sylvie Goulard le 1er juin 2017 © AFP - Britta Pedersen

Après Richard Ferrand la veille, c'est au tour de Sylvie Goulard de quitter le gouvernement. Emmanuel Macron "a accepté" la démission de la ministre des Armées qui entend pouvoir ainsi répondre "librement" à l'enquête judiciaire visant son parti, le MoDem, et "respecte son choix", a déclaré l'Elysée, interrogé par l'AFP, alors que le nouveau gouvernement doit être annoncé d'ici à mercredi soir.

"Démontrer librement ma bonne foi"

Dans un communiqué, l'eurodéputée a déclaré : "Le président de la République a entrepris de restaurer la confiance dans l’action publique, de réformer la France et de relancer l’Europe", a-t-elle indiqué. "Cette entreprise de redressement doit l’emporter sur toute considération personnelle. C’est pourquoi j’ai demandé au président de la République, en accord avec le Premier ministre, de ne plus faire partie du Gouvernement".

Et Sylvie Goulard d'ajouter : "Dans l’hypothèse où l’enquête préliminaire visant le MoDem conduirait à vérifier les conditions d’emploi de mes assistants au Parlement européen, je souhaite être en mesure de démontrer librement ma bonne foi et tout le travail que j’y ai accompli." "La mission de défense impose une exigence particulière. L’honneur de nos armées, celui des hommes et des femmes qui y servent, parfois au péril de leur vie, ne sauraient être mêlés à des polémiques auxquelles ils n’ont aucune part."

Enquête préliminaire sur des soupçons d'emplois fictifs présumés au MoDem ouverte le 9 juin

Une enquête préliminaire a été ouverte le 9 juin, après un signalement auprès du parquet d'un ancien salarié du Modem, pour déterminer si le parti politique avait ou pas salarié des employés en les faisant passer pour des assistants parlementaires européens.

Le patron du Modem, François Bayrou, devenu ministre de la Justice le 17 mai, a assuré la semaine dernière qu'il n'avait "jamais existé" d'emplois fictifs d'assistants parlementaires européens au sein du MoDem. Le gouvernement d'Edouard Philippe formé le mois dernier comptait une autre membre du Modem, Marielle de Sarnez, ministre des Affaires européennes.

A LIRE AUSSI ► Assistants parlementaires du MoDem : le parquet de Paris ouvre une enquête

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