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Politique

La ministre du travail avant sa visite lundi à Poitiers : "l'apprentissage, c'est la voie royale vers l'emploi"

vendredi 31 août 2018 à 10:02 Par Rivière Isabelle, France Bleu Poitou

340 000 apprentis vont faire leur rentrée cette année en France. L'apprentissage, c'est l'un des chevaux de bataille de Muriel Pénicaud pour réduire le chômage des jeunes. La ministre du travail sera d'ailleurs à Poitiers ce lundi pour en vanter les mérites. Elle est l'invitée de France Bleu Poitou

Muriel Pénicaud, ministre du travail sur France Bleu
Muriel Pénicaud, ministre du travail sur France Bleu © Radio France - Radio France

Poitiers, France

La ministre du travail Muriel Penicaud était l'invité de France Bleu Poitou à 8h10 ce matin. Muriel Penicaud qui viendra ce lundi à Poitiers pour défendre l'apprentissage comme "voie royale vers l'emploi" et comme un moyen efficace de lutter contre le chômage des jeunes. Pour la "rentrée de l'apprentissage", elle prévoit de visiter neuf centres de formation des apprentis (CFA) dans la semaine, et elle commencera par celui de Chantejeau à St Benoît : les CFA du Bâtiment et des travaux publics (BTP) et celui de la chambre des métiers. 

L'apprentissage, école de la réussite

Le 3 septembre prochain, 340 000 jeunes vont faire leur rentrée en apprentissage cette année. Ce n'est pas suffisant mais c'est mieux que les années précédentes explique la ministre.  

"De plus en plus de jeunes s'intéressent à l'apprentissage. Cette année, pour la première fois à la sortie de 3ème, nous avons 45% de demandes en plus pour l'apprentissage. Soit 80 000 demandes d'apprentissage, et ça, ça n'est jamais arrivé!", se félicite la ministre. 

Pour Muriel Penicaud, les débats -parfois houleux, NDLR- autour de sa loi "Avenir professionnel" ont certainement permis de faire avancer la réflexion.

Des métiers de passion et un avenir quasi assuré

Et la ministre d'égrener tous les avantages de ce type de formation :

"L'apprentissage c'est une voie d'excellence, ouverte à tous. On peut aller du CAP à l'ingénier. On prépare un diplôme tout en étant rémunéré, ce qui permet de s'épanouir pour un jeune. Ce sont souvent des métiers de passion. Pour les les jeunes les plus en difficulté, ce peut être aussi le moyen de s'en sortir", insiste la ministre. 

En Nouvelle-Aquitaine, 85% des apprentis ont obtenu leur diplôme l'an dernier. Et 67% ont décroché un poste durable en entreprise, la grande majorité dans leur département de formation. 

En France, un apprenti sur trois finit par créer sa propre entreprise. L'apprentissage est donc un levier vers la création d'activité. Au travers de la réforme Pénicaud sur l'avenir professionnel, la ministre entend donc encourager les jeunes à se lancer dans cette voie. Car à l'heure actuelle, seuls 7% des 16-25 ans se lancent dans ce type de formation en France. Là, où en Allemagne et au Royaume-Uni, ils sont le double. 

Petit message aux patrons

Pour sa rentrée de l'apprentissage lundi à Poitiers, la ministre invitée par le député LREM de la Vienne, Sacha Houlié, prévoit également de visiter des entreprises et de rencontrer des patrons. En France, seules 3,5% des entreprises ont recours à l'apprentissage. En confiant les rênes de la formation aux branches professionnelles, en simplifiant les démarches, en unifiant les aides et proposant des formations répondant aux besoins en main d'oeuvre, la réforme Pénicaud vise à encourager les patrons français à recourir davantage à ce type de contrats et formations. 

L'objectif, c'est vraiment de faire de l'apprentissage une pédagogie alternative.  _"Il faut réunir la tête et les bras"_, souligne la ministre pour qui l'apprentissage est la concrétisation des savoirs instillés à l'école. L'Allemagne l'a bien compris puisque outre-Rhin, 20% des entreprises ont recours à des apprentis,  et parmi les concernées, 7 entreprises sur 10 sont des PME de moins de 10 salariés.