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Politique

Polémique autour de l'opération boursière de la ministre du Travail Muriel Pénicaud

vendredi 28 juillet 2017 à 10:28 Par Boris Hallier, France Bleu

Muriel Pénicaud a été mise en cause ce jeudi par le journal L'Humanité pour une opération boursière qui lui aurait rapporté plus d'un million d'euros alors qu'elle était DRH chez Danone. Le groupe allait alors licencier près de 900 personnes.

La ministre du travail Muriel Pénicaud a été mise en cause par des élus de gauche ce jeudi au Sénat.
La ministre du travail Muriel Pénicaud a été mise en cause par des élus de gauche ce jeudi au Sénat. © AFP - Bertrand GUAY

Paris, France

La ministre du travail a été attaquée ce jeudi au Sénat par des élus de gauche pointant du doigt une opération boursière réalisée au moment d'une vague de licenciements chez Danone, en 2013. Selon le journal L'Humanité, Muriel Pénicaud aurait en effet gagné plus d'un million d'euros en revendant ses stock-options alors que Danone allait licencier près de 900 emplois. Elle était alors directrice des ressources humaines du groupe.

Cette plus-value "a été réalisée grâce à une flambée boursière en faveur de Danone suite à l'annonce de la suppression de 900 emplois", a accusé Éliane Assassi, présidente du groupe Communiste, lors de l'examen du projet de loi sur la réforme par ordonnances du code du travail.

"Ce point est extrêmement grave sur le plan éthique, et peut-être sur le plan juridique, car de par vos fonctions vous avez organisé ce plan social et en avez récolté les fruits pour votre profit personnel", a ajouté Éliane Assassi.

Muriel Pénicaud dénonce des "amalgames"

Pour la députée Nouvelle Gauche des Deux-Sèvres, Delphine Batho, la ministre du Travail est disqualifiée par ces révélations du journal L'Humanité. "C'est évident", assure-t-elle.

La droite également s'empare de l'affaire. Le député de l'Essonne, Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) a demandé "la démission" de la ministre du Travail. "Je suis révolté qu'on ait une ministre du Travail qui est en train de casser le droit du travail, complètement (...), et qui elle-même a fait fortune en organisant des licenciements dans une entreprise, Danone, qui marchait bien", a-t-il lancé sur France 2.

Muriel Pénicaud, elle, a dénoncé des "amalgames", expliquant que "l'attribution du plan de stock-options" était "bien antérieure à l'annonce du plan de départs volontaires, et n'a aucun lien avec ce dernier", dans une interview au Figaro , ce vendredi.

"Le niveau de ma rémunération était fixé en toute transparence, avec une part fixe et une part variable différée, comme les 200 autres dirigeants de l'entreprise", a précisé la ministre du Travail, déjà mise en cause dans l'affaire Business France.

Plus de quatre millions d'euros en trois ans

En trois ans chez Danone, de 2012 à 2014, Muriel Pénicaud a gagné 4,74 millions d'euros en tant que directrice des ressources humaines. C'est ce qui ressort de sa déclaration d'intérêts publiée ce jeudi par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique.

A la tête ensuite de l'agence publique Business France, Muriel Pénicaud a touché, en net, 161.845 euros en 2015, puis 203.124 euros en 2016 et 57.741 euros en 2017.