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Politique

La ministre du Travail Muriel Pénicaud en Vaucluse pour promouvoir la réforme de l'apprentissage

vendredi 7 septembre 2018 à 11:17 Par Thomas Schonheere, France Bleu Vaucluse

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, est dans le Vaucluse ce vendredi pour visiter deux centres de formation des apprentis (CFA). Elle a répondu aux questions de France Bleu Vaucluse.

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, vient défendre la réforme de l'apprentissage, ce vendredi, dans le Vaucluse
La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, vient défendre la réforme de l'apprentissage, ce vendredi, dans le Vaucluse © Maxppp - Julien Mattia

Avignon, France

La ministre du Travail est dans le Vaucluse ce vendredi pour un déplacement sur le thème de l'apprentissage. Muriel Pénicaud va visiter deux cntres de formation des apprentis : le CFA hôtellerie-restauration d'Avignon et le CFA automobile de Carpentras. Elle a répondu aux questions de France Bleu Vaucluse.

Pourquoi avoir choisi ces deux CFA ?

"Ces deux CFA excellent chacun dans un domaine. Le CFA d'Avignon a de nombreux médaillés des Olympiades des métiers, celui de Carpentras accueille des apprentis en situation de handicap et les fait réussir. Dans les deux cas, on parle de CFA qui ont une vocation d'insertion et d'excellence. Il y a beaucoup d'emplois après : sept jeunes sur dix ont un emploi après l'apprentissage."

Il y a plusieurs mesures, dans la réforme, pour simplifier l'accès à l'apprentissage. Il n'y a plus de frein aujourd'hui ?

"Cette loi ôte tous les verrous qui empêchaient de développer l'apprentissage. Je vous donne plusieurs exemples : à partir de janvier 2019, les jeunes auront 500 euros d'aide au permis de conduire, ils pourront entrer jusqu'à 30 ans en apprentissage, toute l'année et non plus seulement en septembre, etc. Pour les entreprises, il n'y aura plus qu'une seule aide au lieu de quatre."

Les régions ont perdu une partie de leur financement avec cette réforme. Il y a également toujours l'existence de deux parcours, les CFA et les lycées professionnels. Il n'y a pas de concurrence entre les deux ?

"Aucune concurrence. Tout le monde est sur le pont : les régions auront un rôle en matière d'orientation, les branches auront un rôle en terme de construction des diplômes et de mobilisation des apprentis. À chaque fois qu'un jeune et une entreprise décideront de faire un contrat d'apprentissage, il y aura le financement. Il y a deux voies pédagogiques et c'est très bien. C'est notre défi : dans les pays qui ont développé l'apprentissage, il n'y pas de chômage de masse des jeunes. Il n'y a que 7% d'apprentis en France, 14 % en Allemagne."

Autre réforme, celle de l'assurance chômage. Est-ce que votre objectif, c'est de faire baisser la dette de l'Unédic qui devrait atteindre les 35 milliards d'euros l'année prochaine ?

"Mon objectif c'est d'inciter au retour à l'emploi et qu'on ne soit pas condamnés à s'installer à la précarité, même aidés par l'assurance chômage."

Parmi les pistes de travail : bonus-malus pour les entreprises qui abusent des contrats courts, dégressivité des allocations chômage, etc. Tout est vraiment sur la table aujourd'hui ?

"On démarre trois semaines de diagnostic avec les partenaires sociaux qui gèrent l'assurance chômage avec les services de l'Etat, pour bien analyser ce qui fonctionne et ce qui doit être amélioré. Le gouvernement enverra ensuite un document de cadrage, puis ce sont les partenaires sociaux qui négocieront. Donc, il est trop tôt pour parler de pistes de solutions."

Le gouvernement a perdu, avec la démission de Nicolas Hulot, un ministre très populaire. C'est une démission pour une raison politique, est-ce que le gouvernement est fragilisé ?

"Je ne crois pas. Il y a un travail collectif très profond. Le projet sur lequel Emmanuel Macron a été élu président de la République comprend une dimension écologique forte. Je connais très bien Nicolas Hulot, c'est un choix personnel que je respecte. Cela ne change pas notre détermination sur l'écologie."