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Politique

"La mise en examen de Fillon se terminera par un non-lieu" selon un magistrat, candidat LR aux législatives

mercredi 1 mars 2017 à 17:46 Par Yves Maugue, France Bleu Gironde

Jean-Paul Garraud est candidat Les Républicains pour les prochaines élections législatives à Libourne, à l'est de Bordeaux. Ce magistrat qui préside une association nationale partage le point de vue de François Fillon quant à la procédure judiciaire en cours visant le candidat à la présidentielle.

Jean-Paul Garraud, le président de l'Association Française des Magistrats et candidat LR aux législatives.
Jean-Paul Garraud, le président de l'Association Française des Magistrats et candidat LR aux législatives. - © Maxppp

France Bleu Gironde : Comprenez-vous la stratégie de François Fillon ?

Jean-Paul Garraud : Je l'ai trouvé déterminé et courageux. J'approuve totalement sa démarche. Je suis candidat aux prochaines législatives mais je suis également président d'une association professionnelle de magistrats. Quand on analyse la situation, je peux dire qu'en droit il s'agit d'une sorte de non-sens juridique. Quand le parquet national financier clôture son enquête pénale en saisissant des juges d'instruction contre x et pas contre Fillon, cela veut dire qu'en droit il n'y a aucune charge, aucun indice dit "graves ou concordants" contre François Fillon et sa famille. Curieusement, quelques jours plus tard, sans aucun élément nouveau et alors que François Fillon n'a pas été placé en garde à vue, il se retrouve avec une convocation pour mise en examen à deux jours du délai butoir de fin des candidatures pour la présidentielle. C'est non seulement un non-sens juridique mais on prend en otage l'élection présidentielle.

►►► A lire aussi : Convoqué par les juges, François Fillon reste candidat

Vous faites confiance à François Fillon ?

Je sais que François Fillon n'est pas malhonnête. Il n'est pas de mauvaise foi. Cette mise en examen se terminera plus tard par un non-lieu. Il n'y a pas d'infraction dans cette affaire. Le problème, c'est le tintamarre médiatique orchestré soit par le cabinet noir de l'Élysée qui travaille pour Emmanuel Macron, soit par certains médias complices. La mise en examen fait toujours beaucoup de bruit et le non-lieu est prononcé ensuite dans l'indifférence générale car le temps médiatique est passé. La réaction de François Fillon est logique car il a un vrai projet pour la France et il est la cible d'un véritable assassinat politique.

En tant que magistrat, vous vous désolidarisez donc de la procédure judiciaire telle qu'elle est menée ?

En tant que président de l'Association Nationale des Magistrats, je considère que cette procédure est au minimum orientée. Elle a été lancée par le parquet national financier, qui normalement ne gère que des affaires très complexes ou à retentissement international, poursuivie par des juges qui ne procèdent même pas à une garde à vue. Oui, je considère qu'il y a là une orientation pour ne pas dire autre chose qui n'est pas juridique et qui a peut-être un autre sens.