Politique

Une nouvelle tête pour le front national en Gironde

Par Aurélie Bambuck, France Bleu Gironde lundi 17 octobre 2016 à 8:16

Edwige Diaz remplace Jacques Colombier à la tête du FN en Gironde
Edwige Diaz remplace Jacques Colombier à la tête du FN en Gironde © Maxppp - maxppp

La fédération du front national en Gironde change de tête. Après 32 ans, Jacques Colombier passe le témoin à Edwige Diaz, une chef d'entreprise de 29 ans résidant à Salles.Elle était l'invitée de France Bleu Gironde ce lundi matin.

France Bleu Gironde : Vous êtes déjà conseillère régionale FN, comment avez vous pris la tête de la fédération départementale ?

Edwige Diaz : Sur proposition de Jacques Colombier, validée par Nanterre. Une décision qui a fait consensus auprès des adhérents et militants. Il n'y a pas eu de vote, c'était un choix naturel.

D'où venez vous politiquement ?

J'ai toujours été intéressée par la politique depuis mon plus jeune âge. A 9 ans je siégeais au conseil municipal des jeunes à Salles. Je suis rentrée au front national en 2012, candidate aux départementales sur mon canton des Landes des Graves en 2015, puis élue au conseil régional en janvier 2016 avant d'être à la tête du FN en Gironde aujourd'hui.

Votre objectif c'est bien sûr de faire gagner Marine Le Pen à la présidentielle l'année prochaine

Mon travail ça va être de mettre en ordre notre fédération, d'augmenter la mobilisation sur l'ensemble du territoire girondin. J'ai commencé la tournée des circonscriptions aussitôt que j'ai été nommée.

Concernant la polémique du moment , l'accueil de migrants dans notre département, pourquoi considérer qu'il s'agit de mini Calais. En Gironde cela va représenter 0,0002% de la population, est-ce que ça n'est pas démagogique ?

Aujourd'hui le conseil départemental va délibérer sur l'accueil de 36 migrants à Hostens, c'est un petit village rural de 1.300 âmes, on nous dit que ça ne va rien coûter à l'Etat, ce qui est faux puisque le coût d'un migrant revient à 1.480 euros par mois et par personne. Et puis on nous prévient que ces migrants vont être encadrés, surveillés, c'est certainement parce qu'ils représentent un risque. Aujourd'hui la Gironde avec ses 181 000 personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté , ses 166 000 demandeurs d'emploi, et sa pénurie criante de logements sociaux, n'a pas les moyens d'accueillir des migrants.

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