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Politique

La police scientifique rejoint la mobilisation contre la réforme des retraites dans les Hauts-de-France

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Par , France Bleu Nord, France Bleu Picardie

Les agents de la police scientifique et technique sont appelés par leurs syndicats à se mobiliser pour dénoncer la réforme des retraites et surtout demander une réévaluation de leur statut. Dans les Hauts-de-France, certains services sont restés vides au moins une journée cette semaine.

Les agents de la police scientifique et technique demandent la reconnaissance de leur métier (photo d'illustration)
Les agents de la police scientifique et technique demandent la reconnaissance de leur métier (photo d'illustration) © Maxppp - MARQUET Frédéric

Hauts-de-France, France

Bis repetita pour les agents de la police scientifique et technique. Ils sont à nouveau appelés à la grève en cette fin d'année tout comme l'an dernier à la même période et pour les mêmes raisons aggravées aujourd'hui par la réforme des retraites.

Le préavis de grève illimitée déposé l'année dernière par les trois syndicats de la profession (SNIPAT, SNPPS, Alliance-SNAPATSI) est d'ailleurs toujours d'actualité puisque "rien n'a bougé depuis" se désole Jérôme Deruelle, le secrétaire régional Hauts-de-France du SNIPAT, le syndicat majoritaire. Leurs revendications sont donc identiques et le sont depuis des années : la reconnaissance de leur métier et le statut qui va avec

La police scientifique indispensable mais pas reconnue

Aujourd’hui, ils sont considérés comme des personnels administratifs, "_on est perçu comme des secrétaires_, je n'ai rien contre les secrétaires, explique Rudy Decherf, technicien principal de la police technique et scientifique au service local de police technique de Dunkerque (Nord), mais notre métier n'a rien à voir avec le secrétariat" poursuit-il décrivant les semaines d'astreintes, les interventions sur les scènes de crimes, de délits, d'incendies, les situations difficiles psychologiquement ou émotionnellement sans compensation particulière. "On est un maillon de l'enquête judiciaire. Moi je me sens comme un policier au sens où je participe à la protection de la population" explique l'agent que son ministère ne semble pas considérer comme tel. "J'ai l'impression que la police nationale ne sait pas faire sans la police scientifique mais au moment de la reconnaissance, il n'y a plus personne" conclut l'agent.

La réforme des retraites a été la goutte d'eau

Ce malaise est latent depuis plusieurs années mais la réforme des retraites l'a fait ressortir. Les policiers "actifs", de terrain, ont en effet obtenu de la part du gouvernement le maintien de leur régime dérogatoire qui leur permet, notamment, de partir plus tôt à la retraite. Les agents de la police scientifique et technique ne sont évidemment pas concernés au vu de leur statut. 

"Le ras-le-bol" latent est donc ressorti de plus bel constate Jérôme Deruelle qui souligne une "mobilisation assez inédite" dans les services. D'après lui, pour la journée de jeudi il n'y avait aucune des 30 agents présents dans les services de la police judiciaire de Lille, aucun non plus parmi les huit du commissariat d'Amiens (Somme), ni de celui de Dunkerque. Les raisons sont multiples et se cumulent : grève, arrêts maladie ou vacances de Noël. Le taux de grévistes quant à lui n'est pas connu du syndicaliste ni la proportion des agents qui répondent aux appels à la grève du zèle.

De son côté, la Préfecture de région ne communique sur aucun chiffre de gréviste et affirme qu'aucun service n'a dû être fermé. La continuité du service public est assurée, tient-elle encore à préciser.

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