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Politique

La préfète face aux maires de la Côte-d’Or

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Bourgogne

L'association des maires de la Côte d'Or a tenu son assemblée générale vendredi 9 décembre, au Palais des congrès de Dijon. Avec notamment une séance de questions à la préfète, Christiane Barret.

La préfète de région à la tribune
La préfète de région à la tribune © Radio France - Jacky Page

Dijon, France

Les maires s'inquiètent quant à leurs finances, également par rapport aux fusions d'intercommunalités et leurs conséquences en termes de fiscalité ou de services à leurs administrés. Sans oublier les tracasseries administratives. L’arrêté de fusion entre les communautés de communes du Sud dijonnais, de Nuits-saint-Georges et de Gevrey-Chambertin a été signé vendredi par la préfète. « Il fait 41 pages ! » s’exclame le maire de Nuits-saint-Georges, Alain Cartron, qui souhaite beaucoup de courage à ses confrères pour le comprendre.

Un échange sur le thème polémique des éoliennes

Le maire de Saint-Seine-sur-Vingeanne, Louis Gentilhomme, partisan des éoliennes sur sa commune, s'est plaint du blocage du projet par les opposants. Il évalue à 60.000 euros la somme perdue chaque année. Et il demande à la préfète s’il est possible de porter plainte pour recours abusif afin de réclamer des dommages et intérêts. Christiane Barret lui répond que la loi offre désormais effectivement cette possibilité, mais qu’il faut que l’abus de procédure soit effectivement démontré. Elle ajoute qu’à son sens, il n’y a que deux raisons majeures de refuser l’implantation d’éoliennes : la proximité avec un site classé, et l’impact sur la faune et la flore.

Affirmation sur laquelle rebondit Michel de Broissia, maire de Champagne-sur-Vingeanne et chef de file des anti-éoliens dans la région. « Je suis régulièrement appelé pour aller constater sur le terrain non pas la flore et la faune qui souffrent, mais des gens qui souffrent, parce qu’ils ne peuvent plus dormir ».

Il dénonce le bruit des éoliennes, et suggère, comme cela est fait en Bavière, que la distance de protection par rapport aux maisons, soit de dix fois la hauteur des éoliennes. La préfète lui répond que la distance minimum est de 500 mètres, mais que le plus souvent, elle est bien au-delà.