Politique DOSSIER : L'élection présidentielle 2017 vue de Bretagne

La Présidentielle vue de Bretagne - épisode 7 : Les langues régionales

Par Annaïg Haute, France Bleu Breizh Izel mardi 18 avril 2017 à 4:48

Les associations qui ont interpellé les candidats regrettent l'absence des langues régionales dans les thématiques de campagne.
Les associations qui ont interpellé les candidats regrettent l'absence des langues régionales dans les thématiques de campagne. © Radio France - Annaïg Haute

France Bleu Breizh Izel décrypte les programmes des candidats à l'élection présidentielle, en s’intéressant aux thématiques qui concernent la Bretagne. Aujourd'hui, les langues régionales. Un thème plutôt absent de cette campagne.

Les association de culture bretonne ont essayé d'interpeller les candidats dans une lettre ouverte, mais c'est plutôt raté. Tangi Louarn, le président de Kevre breizh, qui regroupe les associations de culture bretonne explique qu'il n'arrive pas à faire émerger cette thématique : "la culture et la langue bretonne sont totalement inaudibles dans cette campagne, malgré le courrier que nous avons adressé à l'ensemble des candidat à l'exception de Marine Le Pen".

"Les propositions en faveur des régions, que ce soit leur identité, leur histoire ou leur culture ont complètement disparu de leurs programmes"

Le régionaliste Christian Troadec, qui n'a pas réussi à se présenter, se désole de l'absence des problématiques régionales dans la campagne : "Netra! Il n'y a quasiment rien sur les langues régionales, ou plus largement sur les régions. Tout ce qui était encore il y a quelques années au cœur des campagnes des candidats a disparu. On est dans la suite des élections précédentes, mais avec encore un degré moindre, c'est à dire que les propositions en faveur des régions, que ce soit leur identité, leur histoire ou leur culture ont complètement disparu de leurs programmes"

Philippe Poutou, lui, a décidé de se mobiliser sur ce thème. Le candidat girondin veut développer les langues régionales, et mise sur le développement de Diwan. Benoit Hamon propose de ratifier "la charte des langues régionales", et Jean Lassalle veut permettre l'apprentissage d'une langue régionale à l'école. En Visite en Corse, Emmanuel Macron a indiqué que la langue corse devait "pouvoir vivre, être enseigné à l’école, être reconnue."

FN et Asselineau hostiles aux langues régionales

La thématique est absente de la campagne de François Fillon. L'équipe de Nathalie Arthaud explique de son coté que ce n'est pas sa priorité. Quant à François Asselineau et Marine Le Pen, ils condamnent les langues régionales. Elles sont "tombées en désuétude" dit le premier. Tandis que le Front National y voit une "dangereuse brèche dans la République".