Politique DOSSIER : L'élection présidentielle 2017 vue de Bretagne

La Présidentielle vue de Bretagne - épisode 9 : un second porte-avion en France ?

Par Hervé Cressard et Soisic Pellet, France Bleu Breizh Izel jeudi 20 avril 2017 à 5:58

Pour l'instant, le Charles de Gaulle est le seul porte-avion existant. Sauf en ce moment, puisque le bâtiment est en révision pour une durée de 18 mois. Un second porte-avion serait-il nécessaire ?
Pour l'instant, le Charles de Gaulle est le seul porte-avion existant. Sauf en ce moment, puisque le bâtiment est en révision pour une durée de 18 mois. Un second porte-avion serait-il nécessaire ? © Maxppp - -

La défense française a-t-elle besoin d'un second porte-avion ? La question revient à chaque élection et la présidentielle qui approche n'échappe pas à la règle. Mais que représenterait une telle commande ? Des milliers d'euros mais des retombées importantes pour les chantiers navals brestois.

Un seul porte-avion fait pour l'instant partie de l'arsenal de défense française : le Charles de Gaulle. Sauf en ce moment. Le bâtiment est en effet immobilisé pendant 18 mois pour révision. Et sa retraite définitive est annoncée en 2041. Alors, la question d'un second porte-avion ressurgit peu à peu dans les programmes de certains des candidats à l'élection présidentielle.

Un sujet qui continue de faire débat chez les politiques

Pourtant, le sujet est plutôt épineux. Les anciens présidents, de Jacques Chirac à François Hollande, avaient été clairs : pas de nouveau porte-avion. Notamment pour des raisons financières. Car un tel chantier, c'est un budget de quatre milliards d'euros. François Fillon, comme Benoît Hamon ou Emmanuel Macron, restent donc prudents et ne promettent rien de concret pour l'instant. Mais pas Marine Le Pen ni Nicolas Dupont-Aignan : les deux candidats annoncent clairement ce projet. La candidate Front National a même déjà le nom : le Richelieu.

A Brest, l'espoir d'un nouveau chantier

A Brest, sur les chantiers de la DCNS, c'est clair, on espère ce nouveau porte-avion. Leur dernière construction remonte loin, au Charles de Gaulle justement. Avec une nouvelle commande, les retombées seraient énormes. Notamment pour les ingénieurs et les techniciens. "Ne pas construire de deuxième porte-avion peut à terme poser des problèmes de compétences", explique Pascal Feuardent, délégué central CFDT de DCNS. Plus de 120 salariés pourraient y travailler.