Politique

Primaires à droite : "Des appels du pied, des clins d’œil, des hostilités, le deuxième tour était dans ce premier débat"

Par Thierry Campredon, France Bleu Belfort-Montbéliard et France Bleu vendredi 14 octobre 2016 à 9:06

Les sept candidats sur le plateau du débat.
Les sept candidats sur le plateau du débat. © AFP - Martin Bureau

Philippe Breton est politologue et Professeur au CUEJ, l'école de journalisme de Strasbourg. Il a regardé les deux heures du débat entre les sept candidats et livre son analyse ce vendredi.

La forme plus que le fond

Pas de dérapage, peu de passion, ce premier débat entre les sept candidats à la primaire de la droite et du centre n’a pas donné lieu à des empoignades que certains attendaient ou espéraient. "Sur la forme c’était une expérience démocratique intéressante qui consistait à limiter à une minute le temps de parole des intervenants" estime Philippe Breton politologue et Professeur au CUEJ de Strasbourg. "Quand on n’a pas beaucoup de temps pour s’exprimer, on n’a pas le temps de faire des saillies et des digressions on est obligé d’aller à l’essentiel. Certes cela bride peut-être la parole mais ça maintien l’attention des téléspectateurs".

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Juppé gagne des points

Forcément, tous les regards étaient focalisés sur le duel annoncé entre Nicolas Sarkozy et Alain Juppé. Et selon un sondage Sofres pour LCI, le Figaro et Public Sénat juste après le débat donne Alain Juppé vainqueur avec 36% devant Nicolas Sarkozy 22%. "On est là dans la continuité de l'écart entre les deux candidats et ce débat n’a pas changé la donne, d’autant que la retenue dont je parlais tout à l'heure n’a pas servi Nicolas Sarkozy qui n’est pas habitué à ce genre d’exercice".

Le second tour de la primaire a déjà commencé

Pour la droite, cet exercice de la primaire est une première qui risque de laisser des traces dans les rangs de la droite, d’autant qu’hier soir, tous les candidats avaient en tête le second tour de cette primaire le 27 novembre : "en regardant le débat on sentait bien comment les uns et les autres se positionnaient au deuxième tour. Des appels du pied, des clins d’œil, des hostilités, le deuxième tour était vraiment dans ce premier débat".

Philippe Breton, politologue et professeur au CUEJ de Strasbourg

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