Politique

La revanche de Ségolène Royal

Par Typhaine Morin, France Bleu La Rochelle et France Bleu Poitou mercredi 2 avril 2014 à 11:44 Mis à jour le mercredi 2 avril 2014 à 12:14

Ségolène Royal lors de son entrée au gouvernement de Manuel Valls
Ségolène Royal lors de son entrée au gouvernement de Manuel Valls © Christophe Petit-Tesson/MaxPPP

La présidente de Poitou-Charentes refait son entrée dans un gouvernement socialiste. Ségolène Royal se voit confier ce mercredi le poste de ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie. Avec ce gros ministère, et après les coups reçus depuis 2007, l'ancienne candidate à l'élection présidentielle devient numéro 3 du gouvernement.

Après les larmes de la défaite à la primaire socialiste pour la présidentielle en 2011, sa défaite aux législatives face à Olivier Falorni en 2012 à La Rochelle, le perchoir de l'Assemblée nationale qui lui échappe ensuite, Ségolène Royal tient aujourd'hui sa revanche. La présidente de la région Poitou-Charentes a été nommée ce mercredi ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie dans le gouvernement de Manuel Valls.

"Elle a su attendre ", a expliqué ce mercredi Marie-Eve Malouines, la chef du service politique de France Info, sur France Bleu Poitou. Ni dans la critique permanente, ni dans le soutien aveugle de l'action gouvernementale, Ségolène Royal "a été entre les deux : lucide ", analyse la journaliste politique. "Elle n'était plus rien, elle ne pouvait que montrer qu'elle pouvait apporter quelque chose ."

Marie-Eve Malouines, l'invitée de Bleu Poitou

Loyauté

"C'est une femme qui a du poids, poursuit Marie-Eve Malouines. Elle a de l'expérience, de l'envergure, y compris sur le plan international. Elle sera de toute façon loyale à François Hollande [son ancien compagnon et le père de ses quatre enfants, ndlr], sans lui signer un chèque en blanc ."

Quant à Manuel Valls, Ségolène Royal le connaît bien. Le Premier ministre l'a soutenu à la primaire de 2007, ainsi qu'au congrès de Reims, où elle a perdu la direction du Parti socialiste face à Martine Aubry. "Ils ont en commun l'ordre et la volonté d'avoir des choses bien carrées ", analyse la journaliste de France Info.

Supériorité hierarchique

"Ils peuvent s'entendre, mais jusque là c'était elle qui était en position de supériorité hierarchique. Maintenant ce sera lui à Matignon ." Le défi pour Ségolène Royal : passer sous son autorité. Or, "c'est difficile pour Ségolène Royal d'être sous l'autorité de quiconque ". 

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