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Politique

La Ville de Reims veut lutter contre les mariages trop exubérants

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Alors que le mois de mai coïncide avec le début de la "saison des mariages", la mairie de Reims a fait des annonces cette semaine. Elle veut sanctionner les cortèges de voitures d'invités trop bruyants, ou dangereux.

Les cortèges des mariages sont visés.
Les cortèges des mariages sont visés. © Maxppp - Illustration

Reims, France

"Même si l'immense majorité des mariages se passent bien, une petite partie pourrissent la vie des Rémois". Dans une conférence de presse organisée mardi, le maire de Reims, Arnaud Robinet s'est montré offensif. L'an dernier, la ville a accueilli 595 mariages dans l'année, dont une grande majorité les samedis entre mai et septembre. Et, pour l'édile, c'est "au moins un mariage par semaine" qui pose problème. 

Dans son viseur, la ponctualité, la présence de drapeaux étrangers dans la mairie ("le seul légitime est le drapeau tricolore", dit-il), mais, surtout, les cortèges de voitures des invités, et leur comportement sur les routes. Le maire vise particulièrement le stationnement, les coups de klaxons intempestifs, la vitesse excessive, et des comportements dangereux, comme des invités assis sur le bord des fenêtres. "Nous avons frôlé le drame à plusieurs reprises sur la route. Il y a des vitesses excessives dans le centre-ville, autour de l'Hôtel de Ville mais aussi avenue Jean-Jaurès, avenue de Laon, autour de la fontaine Subé", pointe le maire. 

Fontaine Subé, les commerçants constatent, mais ne condamnent pas tous 

Justement, autour de la fontaine, rue de l'Etape, les commerçants reconnaissent tous que les samedis après-midi sont souvent bruyants, et que se parler est parfois difficile. Mais les réactions sont très diverses, oscillant entre les "ça dure à peine 10 minutes", "c'est pas grave, c'est quand même la fête", jusqu'à "c'est dangereux, parce qu'ils vont super vite dans la rue", ou encore "ça peut faire peur", en passant par "il faut qu'ils soient pénalisés"

"Je fais un travail de prévention, en espérant ne pas mettre en place la répression", dit le procureur

A cette conférence de presse, Arnaud Robinet avait convié Matthieu Bourrette, le procureur de Reims. Qui, lui aussi, avait décidé de muscler le discours. Et de traiter les cortèges des mariages comme les rodéos urbains, réprimés par une nouvelle loi, d’août 2018. Elle précise que les conducteurs de rodéos motorisés risquent jusqu'à un an de prison ferme, 15.000 euros d'amende, et trois ans de suspension de permis de conduite, en plus de l'immobilisation du véhicule.

Arnaud Robinet, le maire de Reims, entouré par Matthieu Bourrette (à gauche), et Joseph Merrien, le directeur départemental de la sécurité publique (à droite). - Radio France
Arnaud Robinet, le maire de Reims, entouré par Matthieu Bourrette (à gauche), et Joseph Merrien, le directeur départemental de la sécurité publique (à droite). © Radio France - Thomas Coignac

"En disant aujourd'hui ce que je ferai, je fais un travail de prévention, en espérant ne pas mettre en place la répression, explique-t-il. Mais ce que nous visons, c'est un cumul d’infractions. Ne pas respecter les feux rouges, commettre des excès de vitesse, utiliser des moyens sonores (klaxons), ce sont des petites contraventions. Mais les cumuler, cela devient un délit."

La vidéosurveillance contre les stationnements interdits

Ce cumul d'infractions s'appliquera aussi aux loueurs de voitures. Par exemple, promet le procureur, ceux qui mettent à disposition, à plusieurs reprises, des voitures servant à des cortèges, pourront voir leurs véhicules saisis. Par ailleurs, la police municipale va pouvoir utiliser une nouvelle mesure, après avoir obtenu certaines autorisations. Elle va pouvoir se servir du réseau des 70 caméras de vidéo-surveillance pour dresser des PV de stationnement, ce qui était jusqu'à présent impossible. Un système qui, promet-on à la mairie sera "pour l'instant" utilisé uniquement pour les mariages.