Politique

Large victoire de la droite en Alsace : "Une sanction contre François Hollande"

Par Céline Rousseau, France Bleu Alsace et France Bleu Elsass dimanche 29 mars 2015 à 18:53

André Reichardt, sénateur du Bas-Rhin et patron de l'UMP dans le département
André Reichardt, sénateur du Bas-Rhin et patron de l'UMP dans le département © MAXPPP

Une vague bleue s'est abattue sur l'Alsace aux élections départementales. L'union de la droite décroche 35 des 40 cantons alsaciens. Les autres sont pour la gauche (quatre à Strasbourg et un dans le Haut-Rhin à Wittenheim). Le Front National (qui était en tête dans 9 cantons alsaciens au premier tour) n'aura aucun élu dans les deux assemblées départementales alsaciennes. Les réactions.

André Reichardt, sénateur du Bas-Rhin et responsable de l'UMP dans le département. "C'est une sanction à l'égard de François Hollande, de son gouvernement et du parti socialiste. Les Français ne comprennent plus rien à cette politique de gribouille".

Départementales / Reichardt - MF5 BF

Antoine Homé, maire PS de Wittenheim et patron de la gauche au conseil régional A cause de la réforme territoriale, "les socialistes alsaciens ont été stigmatisés, vilipendés pendant des mois et évidemment ça nous amène à une situation très difficile".

Départementales / Homé PS - MF5 STUDIO

Laurent Gnaedig, responsable FN dans le Bas-Rhin "Les élections régionales c'est demain et vous verrez que le Front National va faire un tabac parce que c'est une élection relativement juste au niveau du mode de scrutin. On peut avoir 40 élus dans la grande région ALCA (Alsace-Lorraine-Champagne-Ardennes)."

Départementales / Gnaedig - MF5 STUDIO

Mathieu Cahn, premier secrétaire PS dans le Bas-Rhin, conseiller départemental Strasbourg 1 "Nous sommes recroquevillés sur Strasbourg. Il s'agit de faire comprendre que l'Eurométropole est une locomotive pour l'ensemble du département"

Départementales / Cahn - MF5 BF

Guy-Dominique Kennel, président du conseil général du Bas-Rhin "Je me réjouis que notre Assemblée soit désormais paritaire et que les manoeuvres du gouvernement et de ses soutiens locaux pour redécouper les cantons à leur gyuise n'aient pas amené les résultats escomptés".

Philippe Richert, président du conseil régional d'Alsace "Le vote alsacien s'inscrit clairement dans la sanction national du parti socialiste et du gouvernement". L'Alsace amplifie cette tendance nationale, notamment en raison du rejet massif de la réforme territoriale".

Jean-Rottner, maire UMP de Mulhouse "Avec une large victoire des élus de la majorité alsacienne dans les 3 cantons, ce scrutin de mi-mandat est finalement très révélateur : il témoigne du désir d'alternance des Français". "Je me réjouis d'avoir désormais 5 membres de mon équipe municipale pour défendre les dossiers Mulhousiens, et plus largement, du sud de l'Alsace, au Conseil Départemental du Haut-Rhin".

Eric Straumann, député UMP du Haut-Rhin, conseiller départemental Colmar 2 Le patron de l'UMP dans le Haut-Rhin se réjouit du ralliement de Pierre Vogt (élu à Wittenheim sous l'étiquette DVG) à la majorité de droite. "Le groupe majoritaire sera très largement majoritaire. On va se retrouver à 33 conseillers départementaux sur 34".

Départementales / Straumann