Politique

Laurent Hénart flingue avec un silencieux Nadine Morano

Par Mathieu Barbier, France Bleu Sud Lorraine lundi 28 septembre 2015 à 17:38

Nadine Morano : "mes propos sont totalement instrumentalisés"
Nadine Morano : "mes propos sont totalement instrumentalisés" © Max PPP

Le maire de Nancy et président du Parti radical dénonce les propos de la députée européenne dans une émission de France 2 ce week-end. Ces propos sur " la race blanche " ont animé les coulisses du conseil municipal de Nancy de ce lundi.

Nadine Morano, candidate aux primaires des " Républicains-UDI " et tête de liste en Meurthe-et-Moselle pour les prochaines élections régionales entend bien marquer sa différence. Et visiblement ce week-end, la député européenne a réussi son coup. Depuis son passage dans l'émission de Laurent Ruquier le monde politico-médiatique ne parle que de ça.

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De la cuisine politicienne, le royaume des petites phrases diront certains. Oui peut-être, sans doute même. Mais cette sortie sur "la race blanche", sur la France que je "ne veux pas voire devenir musulmane", en dit peut-être un peu plus. Et s'il mettait en lumière les lignes de fracture entre des discours de plus en plus différents dans une alliance Républicains-UDI qui semble bien fragile à trois mois des élections régionales.

Un dérapage"

Ce lundi après-midi en marge du conseil municipal de Nancy, le maire de la ville, président du Parti radical, composante de l'UDI, a clairement parlé de dérapage. "Ce sont des propos que je condamne (…). On a un chef de file, c'est Philippe Richert. Donc, je lui ai demandé de rappeler les valeurs sur lesquelles on s'est engagé ensemble. C'est le rôle de la tête de liste que de le faire en cas de dérapage. Et c'est un dérapage évidemment."

Le maire de Nancy, Laurent Hénart

Le maire de Nancy n'est pas le seul à flinguer l'ex-ministre de la Famille. Son numéro deux sur sa liste pour les régionales dans le département de Meurthe-et-Moselle se démarque également avec des mots plus policés. Pour François Werner, UDI et maire de Villers-lès-Nancy, il n'est pour le moment pas question de claquer la porte.

Nadine Morano ne semble pas affectée par ces attaques. Elle maintient même tous ses propos télévisuels de samedi soir. Dans un communiqué publié ce lundi, elle explique : "je ne savais pas que le mot race était interdit d'usage dans la langue française. Mes propos sont totalement instrumentalisés en créant des sous-entendus qui n'ont pas lieu d'être".