Politique

Laurent Wauquiez annonce la gratuité des TER pour les forces de l'ordre en Auvergne-Rhône-Alpes

Par Émeline Rochedy, France Bleu Drôme-Ardèche, France Bleu Isère, France Bleu Pays d'Auvergne, France Bleu Pays de Savoie et France Bleu Saint-Étienne Loire lundi 24 octobre 2016 à 18:01

Laurent Wauquiez ce lundi après-midi en conférence de presse avec le syndicat Alliance.
Laurent Wauquiez ce lundi après-midi en conférence de presse avec le syndicat Alliance. © Maxppp - Stéphane Guiochon

Le président d'Auvergne Rhône-Alpes annonce la gratuité des TER pour les forces de l'ordre tout au long de l'année, pas seulement pour leur trajet domicile-travail.

Laurent Wauquiez annonce la gratuité des transports express régionaux pour les forces de l'ordre tout au long de l'année. "Nous avons intérêt à ce qu'un maximum de policiers et de gendarmes empruntent nos TER. Cela offrira plus de sécurité aux voyageurs par une présence accrue", explique le président Les Républicains d'Auvergne Rhône-Alpes. "Dorénavant, il faudra savoir qu'un passager dans un train pourra être un policier et qu'il pourra avoir son arme de service", ajoute Laurent Wauquiez.

Ce sera un système de carte à l'année offrant la gratuité aux policiers et gendarmes sur tous les TER (trains et cars) dans l'ensemble de la région et pas seulement pour les trajets domicile-travail.

La mesure était à l'étude depuis quelques mois au conseil régional à la demande du syndicat Alliance, mais l'annonce intervient alors que les policiers manifestent toutes les nuits partout en France pour dénoncer le manque d'effectifs, de moyens et de reconnaissance.

500 000 euros par an

Le dispositif doit encore être voté par l'ensemble des conseillers régionaux en séance plénière, le 17 novembre, en même temps que d'autres dispositifs de sécurité, notamment dans les gares. Il devrait coûter 500 000 euros par an, selon le chiffre avancé par Laurent Wauquiez lors d'un point-presse ce lundi.

Le ministère de l'Intérieur a autorisé les policiers à être armés quand ils ne sont pas en service.

"La gratuité était une revendication de notre syndicat. Deux autres régions l'ont pour l'instant mise en place, Provence-Alpes-Côte d'Azur et les Hauts-de-France", précise Pierre Tholly, secrétaire régional du syndicat de policiers Alliance.

"Il n'y a aucune corrélation entre cette décision et les mouvements sociaux actuels qui témoignent d'un ras-le-bol général des policiers", assure-t-il. "Offrir la gratuité, c'est aussi une reconnaissance, un geste symbolique à l'égard des policiers et gendarmes", insiste tout de même Laurent Wauquiez.

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