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Dossier : Mouvement des "gilets jaunes"

Laurent Wauquiez (LR) : Macron "se déplace dans une bulle", "il ne va pas à la rencontre des Français"

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Par , , France Bleu Occitanie, France Bleu

Invité de France Bleu Occitanie deux jours après le lancement du grand débat national, Laurent Wauquiez demande de revenir sur l'augmentation de la CSG pour les retraités et sur les 80 km/h. "Pendant deux ans il n'y a pas eu de respect".

Laurent Wauquiez invité de France Bleu Occitanie (ici entouré d'Alban Forlet et Magalie Lacombe)
Laurent Wauquiez invité de France Bleu Occitanie (ici entouré d'Alban Forlet et Magalie Lacombe) © Radio France - France Bleu Toulouse

Laurent Wauquiez était l'invité de la matinale de France Bleu Occitanie ce jeudi matin, alors que le président de la République va passer deux jours en Occitanie, ces jeudi et vendredi, à la base militaire de Francazal pour les voeux aux armées puis à Souillac pour le deuxième grand débat avec les maires. Pour Laurent Wauquiez, le grand débat national lancé mardi dans l'Eure n'est pas "une véritable rencontre avec les Français". 

"Est-ce que ce que fait le président de la République c'est aller à la rencontre des Français ? Il se déplace dans une bulle, avec des forces qui quadrillent tout le territoire", a jugé le président des Républicains. "Aujourd'hui on est à deux ans du début du mandat. Jamais un président de la République, quelle que soit sa sensibilité, que ce soit Jacques Chirac, François Hollande, Nicolas Sarkozy, François Mitterrand, n'a été obligé de se déplacer avec un tel cortège de forces de l'ordre. Ca n'est pas un débat. Il ne va pas à la rencontre des Français. Il fait des monologues dans une salle où tout est millimétré mais il n'y a pas véritablement d'échange. Et c'est ça qui ne peut pas marcher. Comment peut-on espérer qu'il corrige alors que ce débat n'est pas une véritable rencontre avec les Français".

"Si on veut en sortir, il faut des gestes symboliques"

Le président des Républicains est revenu sur la crise des gilets jaunes. "Il y a des mesures qui ont mis le feu, a-t-il estimé. Pourquoi on en est là ? Pendant deux ans il n'y a pas eu de respect". "Pendant deux ans les Français ont vu des mesures comme les 80 km/h, comme l'augmentation de la CSG sur les retraités, comme les décisions parfois très injustes d'augmentation de la fiscalité sur les classes moyennes".

"Si on veut en sortir, il faut des gestes symboliques". "Il y a des choses qu'il faut arrêter tout de suite", explique Laurent Wauquiez, qui ne veut plus de "l'augmentation de CSG qui a été décidée sur les retraités (...). Les retraités ne s'en sortent pas et pourtant le président les a qualifiés de privilégiés".

"La deuxième chose c'est tous les sujets qui ont donné l'impression que toute une partie de la France était abandonnée. Les 80 km/h. Ce que les Français attendent c'est un gouvernement qui investit de l'argent dans les territoires". Par exemple pour améliorer "l'accès à la santé".

Au sujet de l'ISF, dont le rétablissement est une revendication forte des gilets jaunes, "ce qui est injuste c'est qu'on l'a supprimé et qu'on a rien fait sur l'impôt sur le revenu et augmenté la CSG. Les Français se disent que la suppression de l'ISF a été payée par eux et notamment les classes moyennes (...)". Le patron des Républicains demande "un plan sur l’impôt sur le revenu".

Le président de la République "a continué sur le gaspillage de l'argent public" depuis son élection, estime-t-il. "Si on veut rendre l'argent aux Français il faut faire des économies (...). Ça ne veut pas dire fermer des services publics mais faire en sorte que les ministères, le fonctionnement de l'Etat décentralisé coûtent moins cher", explique Laurent Wauquiez, qui critique également certains "symboles" : "les dépenses à l'Elysée, la piscine à Brégançon, le salaire de Chantal Jouanno". "Vous ne pouvez pas demander aux Français des efforts que vous ne vous imposez pas à vous mêmes".

Dimanche, dans sa propre lettre aux Français publiée sur Facebook, Laurent Wauquiez critiquait "le soi-disant grand débat dont les questions ont déjà été triées", un grand débat qui "risque d'être un artifice grossier".

Soutien à Jean-Luc Moudenc

Laurent Wauquiez, qui a tenu un meeting mercredi soir près de Toulouse devant 600 personnes, apporte son soutien au maire de la ville rose, Jean-Luc Moudenc (LR), pourtant appelé par LREM à s'engager aux côtés du gouvernement. "On a sans doute des différences de sensibilité, mais je respecte ce qu'il fait, parce qu'à Toulouse il a fait du bon travail, parce qu'il aime sa ville et qu'il se bat pour elle". "Je lui apporte tout mon soutien".

Laurent Wauquiez invité de France Bleu Occitanie

L'intégralité de l'interview de Laurent Wauquiez sur France Bleu Occitanie.

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