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Laval : après la victoire de la gauche aux municipales, quel visage pour l'opposition ?

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Par , France Bleu Mayenne

Alors qu'elle partait en favorite il y a encore quelques mois, la municipalité sortante n'a pas réussi à conserver les rênes de la ville avec l'équipe de Laval Passionnément, emmenée par Didier Pillon. Quel visage alors pour l'opposition ?

Le conseil municipal de Laval le 27 janvier 2020
Le conseil municipal de Laval le 27 janvier 2020 © Radio France - Martin Cotta

À Laval, en l'espace de quelques mois, la municipalité sortante a presque tout perdu. Sa tête de liste, Didier Pillon qui était adjoint à la culture et candidat aux municipales a été battue dimanche par le candidat de la gauche Florian Bercault. Six ans après la prise de la mairie par l'UDI de François Zocchetto c'est donc une nouvelle alternance politique qu'ont choisi les électeurs, ceux en tout cas qui se sont déplacés car à Laval, le taux de participation n'est monté qu'à 40,20%.

"Un excès de confiance" ?

Aujourd'hui dans les rangs de l'équipe Laval Passionnément, qui avec son score de 46,56% peut placer dix élus d'opposition dans le futur conseil municipal, l'heure est au bilan, voire à l'introspection. "On a peut-être montré de l'excès de confiance au début de la campagne" glisse un des colistiers. Ce résultat est en tout cas un coup dur pour Samia Soultani, une autre colistière de Didier Pillon, ancienne adjointe et élue à la région. Cette élue bien connue des habitants assure quand même qu'elle siégera dans l'opposition municipale pour défendre coûte que coûte le bilan de la municipalité sortante et notamment certains projets déjà lancés. "Celui de Saint-Julien qui est pour moi un très beau projet intergénérationnel qui peut remporter l'adhésion de l'ensemble du conseil municipal prochain. Il comporte un bar associatif, des logements intergénérationnels bref énormément de choses. Il y a aussi le projet d'aménagements du site du 42eme Régiment de Transmissions. Il ne faut pas tout revoir comme Jean-Christophe Boyer et Guillaume Garot en 2008 avec la Zac de la gare qui avait pris six ans de retard" explique-t-elle. 

Fin 2019, le début de la fin 

Pour l'heure, la tête de liste Laval Passionnément réfléchit encore à l'éventualité de siéger dans l'opposition. Le chef d'entreprise de 63 ans devrait indiquer son choix dans les prochaines heures. Reste que cette campagne électorale, émaillée par plusieurs polémiques, est à oublier. Tout a bien mal commencé après le renoncement du maire sortant François Zocchetto à se représenter, empêtré, fin 2019, dans une affaire de violence sexuelle et sexiste. C'était alors le début de la chute pour la municipalité sortante. Elle avait pourtant très vite réagit début décembre en propulsant, par un vote interne, Didier Pillon comme tête de liste pour ces élections. Seulement voilà, Didier Pillon qui était adjoint à la culture, n'était peut-être pas aussi bien identifié par les habitants de Laval que le maire sortant. Cet argument est avancé dans son propre camp.

Un déficit de notoriété que Didier Pillon a tenté de combler en quelques mois de campagne. Il n'a pas ménagé sa monture c'est vrai, dans les quartiers notamment (que ses adversaires disaient délaissés par la municipalité sortante). L'attelage UDI - Les Républicains - La République En Marche n'a pas été assez solide. Il faut dire que La République En Marche en Mayenne, n'a pas vraiment d'ancrage local. Le parti présidentiel né en 2017 n'a qu'un poids politique très relatif dans le département et sans tête d'affiche. À chaque fois pourtant que le centre et la droite se sont alliés dans une élection mayennaise, il y a eu victoire. Ces municipales à Laval font donc figure d'exception.

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