Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique DOSSIER : Élections territoriales en Corse

Le best of Place Publique « Collectivité unique »

vendredi 27 octobre 2017 à 10:53 Par Hélène Battini et Patrick Vinciguerra, France Bleu RCFM

A 10 semaines de l’entrée en vigueur de la collectivité unique, la Corse est-elle prête? C'est la question posée aux présidents des 3 institutions qui ne feront plus qu'une dans l’émission Place Publique de RCFM et Corse-Matin.

Le best of Place Publique « Collectivité unique »
Le best of Place Publique « Collectivité unique » © Radio France - Hélène Battini

Corse, France

Une émission, enregistrée mercredi soir au conseil départemental de Haute-Corse et diffusée ce vendredi midi sur RCFM. En voici quelques morceaux choisis.

Collectivité unique : la Corse est-elle prête ? C'est le débat de l'émission Place Publique sur RCFM ce vendredi 27 octobre. - Radio France
Collectivité unique : la Corse est-elle prête ? C'est le débat de l'émission Place Publique sur RCFM ce vendredi 27 octobre. © Radio France - Hélène Battini

Quel avenir pour les 5 000 fonctionnaires ?

Un des multiples enjeux de la collectivité unique, et pas le moindre, sera le traitement réservé aux quelques 5000 fonctionnaires qui au 1er janvier 2018 auront le même patron. Les statuts seront harmonisés, en principe vers le haut, et aucune mobilité ne sera imposée.

Gilles Simeoni : « On ne peut pas prendre les avantages de tout le monde et aligner systématiquement par le haut ! Si on fait ça on va aller vers une augmentation de la masse salariale qui ne sera pas compatible avec les ressources de la collectivité ! »

François Orlandi : « Il est hors de question de bousculer dans leurs habitudes, leur quotidien, les agents. Il faudra dès le début travailler à ce rééquilibrage, cela ne pourra se faire qu’au fur et à mesure, autrement ce seront des déplacements forcés, cela ne correspond ni à notre philosophie ni aux attentes des agents. »

Pierre-Jean Luciani, plutôt inquiet : « Faut savoir que cela intéresse 5 000 personnes, comment va-t-on faire rentrer trois poupées russes dans une petites poupée ? Que vont-ils devenir ? On ne leur a donné aucun gage, on leur a simplement dit qu’ils resteraient sur leur lieu de travail, on les a rassuré en partie, il ne faut pas leur raconter d’histoire... »

Une révolution institutionnelle

La fusion des trois collectivités actuelles donnera naissance à une collectivité mastodonte à l'échelle de la Corse: un budget d'environ 1 milliard 300 millions d'euros, et quelque 5 000 fonctionnaires. Le débat a notamment donné lieu à des échanges plutôt vifs entre Pierre-Jean Luciani et Gilles Simeoni, le président du conseil départemental de Corse-du-Sud reprochant au président de l'Exécutif sa méconnaissance du terrain.

PJ.L: « Moi demain si je suis aux affaires, ces maires là je les connais ! Vous M.Simeoni vous ne les avez jamais rencontrés ! A part lorsque vous faites de la comm’ avec votre bande d’amis faire les beaux, droite et à gauche, prendre des photos, même en hélico…Vous allez en Europe, même en Amérique mais dans les petits villages est-ce que vous y avez été ?»

GS: « Les maires, je les ai rencontrés, le système qui est à construire c’est un système d’équité et de transparence, pour tous les maires, et qu’ils ne soient plus traités comme celui de Cozzano et d’Eccica Suarella, qui n’ont pas une subvention du conseil départemental de la Corse-du-Sud.. »

De son côté, François Orlandi, a laissé les deux hommes s'empoigner, jouant les modérateurs. Pour le président du conseil départemental de la Haute-Corse, la collectivité unique doit être une chance, y compris pour son département. « Il faut que chacun y trouve son compte, que le département de Haute-Corse ne devienne pas un territoire de seconde zone. Que les agents et populations qui y résident trouvent autant leur compte que ceux de Corse-du-Sud. Cette optimisation permettra à la Corse d’avoir le développement qu’elle mérite, une réflexion globale sera beaucoup plus efficiente que celle que nous menions aujourd’hui dans nos coins… »

Place Publique, une émission à écouter dans son intégralité de 12H10 à 13h ce vendredi sur RCFM