Politique

Le budget 2016 et la hausse de la fiscalité locale votés par le conseil municipal de Clermont-Ferrand

Par Emmanuel Moreau, France Bleu Pays d'Auvergne mercredi 6 janvier 2016 à 1:45

Olivier Bianchi explique son choix d'augmenter la fiscalité locale
Olivier Bianchi explique son choix d'augmenter la fiscalité locale © Radio France - Emmanuel Moreau

Les deux sujets sont étroitement liés. La part communale de la fiscalité locale augmentera de 9% cette année mais ne bougera plus jusqu'en 2020. Le budget de la ville de Clermont a été adopté par 34 voix pour et 18 contre.

Comme prévu, les débats ont été très longs (3H30) mais pas toujours très animés. Les positions de chacun étaient connues à l'avance et le débat public n'a rien changé. Les élus sont souvent restés sur des postures politiciennes, dans des discours parfois soporifiques, des débats stériles, des chiffres que chacun interprète à sa façon, sans oublier quelques règlements de compte personnels. Il y a tout de même eu (moins souvent il est vrai) des propos sur le fond du problème, des remarques constructives, des questions essentielles ou encore des envolées passionnées.

Au bout du compte, pas de surprise, le budget 2016 et la hausse du taux des impôts locaux de 9% ont été adoptés avec 34 voix pour et 18 contre, celles des élus de droite, du Front de Gauche et du Rassemblement Bleu Marine. Une augmentation de 9%, cela veut dire par exemple que la part communale pour la taxe d'habitation va passer de 19,34% à 21,08%.

Olivier Bianchi, le maire de Clermont-Ferrand, a rappelé son* engagement de ne plus procéder à la moindre hausse de la fiscalité locale d'ici la fin de son mandat*, un pacte qu'il propose aux clermontois. Il va d'ailleurs écrire dès ce mercredi aux contribuables de la ville pour leur expliquer le choix de la municipalité. Une mauvaise décision pour l'opposition et le leader de la droite, Jean-Pierre Brenas. 

Jean-Pierre Brenas, le leader de la droite au conseil municipal de Clermont

Autre opposition, celle du Front de Gauche. Pour Alain Laffond, le responsable du groupe, la municipalité clermontoise a fait le choix du libéralisme.

Alain Laffond du Front de Gauche

La question des emprunts toxiques est souvent revenue dans le débat. Selon Alain Laffont, ils coûteront 34 millions d'€uros à la ville. Un sujet qui n'était pas à l'ordre du jour de ce conseil mais qui le sera lors de la réunion de février. Olivier Bianchi, le maire de Clermont-Ferrand, a reconnu qu'ils pesaient dans les finances de la ville même si ce n'est pas pour cela que la hausse de la fiscalité locale a été décidée.

Olivier Bianchi, le maire de Clermont

Une quinzaine d'élus a pris la parole au cours de ce débat. Un seul a pensé à présenter ses voeux à ses collègues et aux clermontois.

Le conseil municipal a également adopté son PPI, Plan Pluriannuel d'Investissement 2016-2022. Il prévoit les principaux projets de la ville, avec une moyenne de 35 millions d'€uros d'investissements par an. Parmi ces projets, il y a la future Scène Nationale de Clermont. C'est le projet de l'architecte portugais Souto de Moura qui a été retenu. L'opération comprend la construction de deux salles de spectacles de 900 et 350 places. Ouverture prévue à la rentrée 2019.