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Politique

Impôts, retraites, fonctionnaires : ce qu'il faut retenir du budget 2019

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Le gouvernement a présenté, ce lundi, son budget pour 2019. Les impôts seront en baisse, mais certaines taxes augmenteront, comme celles sur le carburant ou le tabac. Les entreprises verront aussi leurs charges baisser. Par ailleurs, plus de 4.000 postes de fonctionnaires vont être supprimés.

Le ministère de l'Économie, à Paris.
Le ministère de l'Économie, à Paris. © Maxppp - Vincent Isore/IP3

Mettre en place des baisses d'impôts, et en même temps, devoir imposer des coupes budgétaires : voilà l'équation à laquelle doit se plier le gouvernement pour son budget 2019, présenté ce lundi. Critiqué pour sa politique jugée inégalitaire, Bercy a défendu lundi la "cohérence" de son projet, et promis de redonner du pouvoir d'achat aux ménages, malgré les mesures d'économies décidées pour réduire la dépense publique. Voici les principaux points de ce budget 2019.

Les impôts en baisse 

Les taxes, impôts et cotisations sociales diminueront au total de 24,8 milliards d'euros, dont 6 milliards pour les ménages et 18,8 milliards pour les entreprises.

Pour les ménages, la suppression de la taxe d'habitation pour 80% d'entre eux rapportera 3,8 milliards, la bascule des cotisations sociales vers la CSG 4,1 milliards, et les exonérations de cotisations sur les heures supplémentaires 600 millions.

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© Visactu -

Les taxes sur le carburant et le tabac en hausse 

A l'inverse, la hausse des taxes sur le gazole coûtera 1,9 milliard aux ménages et celle du tabac 400 millions.

Les charges en baisse pour les entreprises 

Pour les entreprises, c'est avant tout la transformation du crédit d'impôt CICE en baisse de charges qui allège la facture, pour 20,4 milliards. La baisse de l'impôt sur les sociétés, dont le taux va passer de 33,3% à 31% l'an prochain, devrait renflouer les caisses des entreprises de 2,4 milliards. L'impôt sur les sociétés doit descendre progressivement à 25% d'ici à la fin du quinquennat. Enfin, la suppression du "forfait social" de 20% sur l'intéressement dans les entreprises de moins de 250 salariés leur rapportera 500 millions d'euros en 2019.

Les entreprises devront, en revanche, supporter elles aussi une hausse du gazole non routier pour environ un milliard d'euros, intégrer une hausse de la fiscalité énergétique, également pour un milliard et contribuer au Plan d'investissement sur les compétences pour 1,3 milliard. Enfin, le renforcement du 5ème acompte sur l'impôt sur les sociétés devrait leur coûter 1,5 milliard.

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Les prestations sociales pas revalorisées à hauteur de l'inflation 

Les pensions de retraite, tout comme les allocations familiales et les aides personnalisées au logement, ne seront revalorisées que de 0,3% l'an prochain alors que l'inflation est actuellement attendue à 1,3%. De quoi réaliser près de deux milliards d'économies. La désindexation des retraites est perçue comme un "coup de massue" par les associations de retraités, déjà agacés par la hausse de CSG décidée l'an dernier. La mesure, qui devrait permettre à l'Etat d'économiser un peu plus d'un milliard d'euros, pourrait cependant ne pas être uniforme. Face au risque de grogne sociale, la majorité parlementaire a indiqué étudier la possibilité d'une évolution "modulée".

Côté logement, le gouvernement a décidé de baser le montant des APL sur les revenus actuels des bénéficiaires, et non plus à partir des revenus enregistrés deux ans plus tôt, comme c'est le cas aujourd'hui. 

Moins de contrats aidés

Pour la deuxième année consécutive, la politique de l'emploi sera mise à contribution, avec une baisse de crédits de 2,1 milliards d'euros, qui passera notamment par une réduction du nombre de contrats aidés. Le gouvernement en financera l'an prochain environ 130.000, contre 200.000 budgétés en 2018 (mais seulement "130.000 à 150.000" effectivement mis en place) et 320.000 en 2017. "La plupart ne permettent pas d'obtenir ensuite un emploi viable", a justifié Matignon.

Plus de 4.000 suppressions de postes chez les fonctionnaires 

Au total, la fonction publique d'Etat perdra l'an prochain 4.164 postes. Par ministères, la Défense est la grande gagnante avec 1,7 milliard d'euros supplémentaires et 450 emplois créés, dans l'objectif de porter à 2% du PIB l'effort de défense d'ici à 2025. La Justice disposera de 313 millions d'euros de crédits en plus et créera 1.300 emplois, notamment pour construire des prisons. La Transition écologique voit son budget gagner 3,1%, mais perd un peu plus de 1.000 postes. L'Education nationale perdra quelque 1.800 emplois, tout en gagnant 850 millions d'euros supplémentaires. Enfin, le ministère de l'Action et des Comptes publics sacrifiera près de 2.300 postes, et celui du Travail plus de 1.600.

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Croissance et déficit

La croissance devrait s'établir à 1,7% en 2019 et rester stable par rapport au 1,7% attendu également cette année. 

Selon les prévisions du gouvernement, le déficit public devrait se rapprocher de la limite européenne des 3% du PIB l'an prochain, atteignant 2,8% du PIB contre 2,6% prévus cette année. Ce chiffre devrait lui permettre de rester dans les clous par rapport aux engagements européens. Cette hausse du déficit est due principalement à la transformation du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) en baisses de charges pérennes. Les dépenses nettes de l'Etat devraient atteindre 390,8 milliards d'euros, soit 0,6% de hausse par rapport à 2018, et les recettes nettes diminuer de 306,3 milliards à 291,4 milliards (-4,9%). 

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