Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique

Le collectif CiTlab a trouvé des femmes prêtes à siéger au Conseil de développement d'Orléans Métropole

lundi 8 octobre 2018 à 5:02 Par Cyrille Ardaud, France Bleu Orléans

Le collectif CiTlab voulait prouver à Olivier Carré, le maire d'Orléans, qu'il était possible de trouver des femmes prêtes à siéger au Conseil de développement. Une institution consultative qui a été renouvelée au printemps et qui ne compte que 22 femmes sur les 77 membres.

Les bénévoles ont recherché des volontaires sur les marchés, les vide-geniers mais aussi via des affiches et internet.
Les bénévoles ont recherché des volontaires sur les marchés, les vide-geniers mais aussi via des affiches et internet. © Radio France - Cyrille Ardaud

Orléans, France

Ils cherchaient des femmes... ils en ont trouvé ! Le collectif orléanais CiTlab voulait faire la démonstration au maire d'Orléans, Olivier Carré, qu'il était possible de trouver des femmes volontaire pour rejoindre le Conseil de développement d'Orléans Métropole.

Au dernier renouvellement de cette instance consultative, au printemps, seulement 22 femmes ont été intégrées, sur 77 personnes. Ce conseil a été créé pour que des citoyens et des citoyennes donnent leur avis sur les grands projets métropolitains. Or la loi prévoit la parité dans ces organisations. Le collectif CiTlab en a alors fait la remarque à Olivier Carré, qui s'est également désolé de cette situation, mais ne s'est pas vraiment donné les moyens de trouver des femmes, selon l'association.

"Il manque des femmes et il n'y a pas de représentation des quartiers. Ça nous dérange."

Durant tout l'été, des bénévoles ont écumé les 22 communes de la métropole orléanaises à la recherche de volontaires. Des affiches et un recrutement par internet ont également été mis en place. Plus de 120 femmes seraient prêtes à siéger dans ce conseil. Ce dimanche, c'était la dernière journée de recherche pour le collectif, il avait lieu au vide-grenier des Blossières, à Orléans.

L'une des bénévoles de CiTlab s'appelle Évelyne Richard, quelques tracts en main, elle interpelle les femmes pour leur présenter le Conseil de développement, et le constat du collectif : "Des personnes ont été désignées, par cooptation. On s'est rendu compte que ce n'était pas du tout paritaire. Il manque des femmes et il n'y a pas de représentation des quartiers. Ça nous dérange."

75% des femmes prêtent une oreille intéressée aux bénévoles de CiTlab

Dans un marché ou un vide-grenier, impossible de discuter avec toutes les femmes présentes. Évelyne Richard fait donc une petite présélection : "Nous avons déjà beaucoup de femmes qui ont 30 ou 40 ans, alors comme nous sommes en fin de parcours, j'essaie de jouer la carte diversité." 

Toutes ne sont pas forcément partantes : manque de temps, pas envie de s'engager dans un tel projet. Les militants de CiTlab estiment à un quart les femmes pas du tout intéressées. Les autres prêtent au moins une oreille attentive. 

Et Évelyne Richard réussit toujours à trouver les mots qui font mouche : "Ce qu'on pense, c'est que le point de vue des femmes est peut-être un peu différent de celui des hommes... Il y a des visions complémentaire des choses." Gaëlle, est entièrement d'accord : "On ne voit pas forcément les choses de la même manière. Le fait d'avoir des enfants on peut pointer du doigt d'autres choses."

"Moi aussi je veux être une femme battante !"

D'autant que les problématiques discutées par ce Conseil de développement concernent tout le monde. Pierre Montigny, un autre bénévole : "On s'intéresse aux transports, à la santé, à la gestion des déchets... C'est vraiment ce qui touche à notre vie de tous les jours."

Au bout de quelques minutes de discussions avec les bénévoles du collectif, Gaëlle et son amie Mamou sont convaincues : "J'ai envie de m'engager parce qu'au niveau des Blossières j'ai un peu l'impression qu'on est les oubliés. Pas que c'est désagréable de vivre ici, mais si on pouvait le rendre encore plus agréable, pourquoi pas !" Mamou poursuit : "Moi aussi je veux être une femme battante ! C'est important !"

"L'idée c'est vraiment d'aller au devant de la richesse que l'on a sur le territoire" - Philippe Rabier

Comme elles, plus de 120 femmes sont sur cette liste de candidates qui se remise vendredi à Olivier Carré, le maire d'Orléans. Il peut très bien ne pas du tout en tenir compte. Ce serait bien dommage selon Philippe Rabier, animateur CitLab : "L'idée c'est vraiment d'aller au devant de la richesse que l'on a sur le territoire, qui est incroyable ! À chaque fois, on demande les motivations de ces potentielles candidates, et je peux vous assurer qu'il y a un vivier de citoyennes... Elles sont intéressées soit par un sujet en particulier ou simplement elles ont envie d'apprendre des choses et de partager leur savoir."

Une réunion aura lieu ce lundi soir à l'École supérieure de commerce et de management d'Orléans, pour présenter les candidates et les résultats de cette campagne.

Réécoutez le reportage de France Bleu Orléans