Politique

Piétonisation des voies sur berges : "une décision historique" selon la maire de Paris, Anne Hidalgo

Par Martine Bréson, France Bleu Paris Région et France Bleu lundi 26 septembre 2016 à 9:06 Mis à jour le lundi 26 septembre 2016 à 13:57

Voies sur berges
Voies sur berges -

La piétonisation des voies sur berges rive droite a été votée lundi par le Conseil de Paris. Les 3,3 kilomètres de la voie Georges Pompidou, de l'entrée du tunnel des Tuileries à la sortie du tunnel Henry IV, seront réservés aux piétons et aux vélos. Pour Anne Hidalgo, la décision est historique.

La voie Georges Pompidou rendue aux piétons entre le tunnel des Tuileries et la sortie du tunnel Henry IV : c'est le projet approuvé lundi par le Conseil de Paris. Les berges de Seine rive droite seront interdites aux voitures sur 3,3 kilomètres. Elles seront réservées aux piétons et aux vélos. Pour Anne Hidalgo, la maire de Paris, c'est une décision historique. Au Conseil de Paris, tous les élus de gauche (PS, PCF, PRG, PG) et les écologistes ont dit oui au projet. A droite, LR et UDI ont voté contre, le MoDem s'est abstenu.

Ce projet, porté par la maire de Paris, Anne Hidalgo, a provoqué de nombreuses réactions en particulier des maires des communes proches qui estiment que la fermeture des voies sur berges allonge considérablement les temps de parcours de ceux qui sont obligés de traverser Paris pour aller travailler. Mais la maire de la capitale persiste et signe. Elle a décidé aussi de ne pas tenir compte de l'avis défavorable d'une commission d'enquête publique, ce qui a fait réagir l’opposition, Nathalie Kosciusko-Morizet en tête.

La maire de Paris, Anne Hidalgo, l'a rappelé lundi matin. Elle veut lutter contre la pollution de l'air. Pour elle, c'est un enjeu de santé publique. Près de 43.000 véhicules circulaient chaque jour sur ces berges classées au patrimoine mondial de l'UNESCO.

La délibération sur la piétonisation des voies sur berges à Paris rive droite a été votée, la décision est définitive. Dans le texte soumis aux conseillers de Paris, la ville retient quand même un principe de réversibilité "si les perturbations étaient jugées trop importantes".

Un arrêté municipal suivra ce vote dans quelques semaines. Il doit recevoir l'avais conforme du préfet de police de Paris qui a son mot à dire sur la circulation dans la capitale.

La circulation est comptabilisée par les services de la ville qui a aussi missionné l'association AirParif pour mesurer la qualité de l'air. Des capteurs seront installés sur les quais, le boulevard Saint-Germain et partout, y compris en banlieue, où le décidera le comité de suivi auquel participe la Métropole du Grand Paris. Les bilans seront publiés à six mois et un an. La présidente de la Région, Valérie Pécresse (LR), a annoncé la création de son propre observatoire.

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