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Politique

Le conseil municipal d'Orléans a déchu Florent Montillot de son poste d'adjoint

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Par , France Bleu Orléans

La sanction, annoncée par le maire Olivier Carré, a été actée ce lundi par le conseil municipal d'Orléans : Florent Montillot n'est plus adjoint au maire. Le groupe dissident au sein de la majorité a échoué à élargir significativement son audience parmi les élus.

C'est une nouvelle séance houleuse qu'a connue le conseil municipal d'Orléans ce lundi
C'est une nouvelle séance houleuse qu'a connue le conseil municipal d'Orléans ce lundi © Radio France - François Guéroult

Ce n'est pas une surprise, mais une confirmation : Florent Montillot n'est plus adjoint au maire d'Orléans - une fonction qu'il occupait depuis 2001, d'abord en charge de la sécurité, puis de l'éducation (depuis 2014). Sa délégation lui avait déjà été retirée il y a dix jours par le maire Olivier Carré. Ce lundi, plus symboliquement, Florent Montillot a perdu son titre d'adjoint : ainsi en a décidé le conseil municipal.

Bien sûr, le groupe dissident au sein de la majorité - "Les Orléanais" - auquel appartient Florent Montillot a tout fait pour empêcher cette décision. L'ancien maire Serge Grouard a d'abord suggéré à Olivier Carré, "au nom des liens qui ont animé pendant des années notre équipe municipale", de renoncer à cette délibération. Proposition aussitôt déclinée par Olivier Carré, qui a simplement demandé un vote à bulletin secret - histoire sans doute de démontrer qu'il ne fait pression sur aucun élu, contrairement à ce que disent ses détracteurs...

Serge Grouard à Olivier Carré : "Vous ne respectez plus l'héritage !"

Le vote a été précédé par une heure de débat, qui a en fait été monopolisé par le groupe dissident. "Une telle sanction est-elle nécessaire ?", a ainsi demandé Charles-Eric Lemaignen, l'ancien président de l'Agglo, qui a rappelé qu'en 1995, Jean-Pierre Sueur, le maire PS de l'époque, n'avait pas retiré sa délégation à l'écologiste Bruno Duval, qui avait pourtant monté sa propre liste. "Qui peut contester sérieusement le travail de Florent Montillot ?" s'est ensuite interrogée Béatrice Barruel, l'élue en charge de l'enseignement supérieur ; "On sanctionne un élu qui agit au quotidien et qui obtient des résultats !", s'est indigné le conseiller municipal UDI Philippe Barbier ; "Cette décision infamante restera gravée dans la mémoire de la ville", a surenchéri Serge Grouard - l'ancien maire n'a pas eu de mots assez durs envers son successeur : "Vous êtes un héritier, vous ne respectez plus l'héritage !

Le vote a eu lieu à bulletin secret : 28 pour l'éviction de Florent Montillot, 19 contre, 6 blancs (et deux absents) - Radio France
Le vote a eu lieu à bulletin secret : 28 pour l'éviction de Florent Montillot, 19 contre, 6 blancs (et deux absents) © Radio France - François Guéroult

Olivier Carré, lui, est resté inflexible : "Florent Montillot a été plus qu'un camarade, il a été un ami et même un exemple. C'est avec beaucoup de peine que j'ai constaté que la confiance était rompue et qu'il était entré dans une logique d'opposant." L'éviction de Florent Montillot a été approuvée par 28 voix : seule une voix a fait défaut au groupe majoritaire fidèle à Olivier Carré.

Martine Grivot : "Voir comment ça se termine, c'est lamentable..."

Même si le scrutin a eu lieu à bulletin secret, tout indique que cette voix, c'est celle de Martine Grivot, l'adjointe au tourisme - elle l'a d'ailleurs confirmé, à la sortie du conseil municipal, et au micro de France Bleu Orléans : "C'est une situation qui est lamentable, dit-elle, non sans émotion. On travaille depuis 18 ans avec une équipe, on est quand même une quinzaine qui sommes là depuis 2001 : on s'est très bien entendu, avec les particularités et les caractères de chacun, mais on a bien travaillé. Et de voir comment ça se termine maintenant : c'est lamentable... De quel droit doit-on retirer ce poste d'adjoint ? C'est uniquement politique, c'est uniquement électoral..." L'interview de Martine Grivot est à écouter ici :

"On aurait pu éviter cette situation, mais il aurait fallu des égos moins surdimensionnés !" - Martine Grivot

Au total, les dissidents n'ont réussi à entraîner que 4 élus - Martine Grivot, donc, et probablement les 3 élus d'extrême-droite puisque la gauche a préféré s'abstenir : comme le déplore le communiste Michel Ricoud, "Le cirque continue, c'est une image déplorable de la ville, ce n'est pas ça, la politique !" Quant à Florent Montillot lui-même, il a conclu, un brin théâtral : "Vous pouvez me retirer mon poste d'adjoint, vous ne pourrez pas me retirer mon honneur ni ma liberté de penser."

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