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Départementales en Seine-Maritime : revivez le débat sur France Bleu

France Bleu Normandie accueillait ce mardi 22 juin trois candidats au second tour des élections départementales en Seine-Maritime. Le scrutin s'annonce très serré : la droite et la gauche sont chacune en tête dans 17 cantons.

Eve Froger, Bertrand Bellanger et Christophe Bouillon ont débattu ensemble sur France Bleu.
Eve Froger, Bertrand Bellanger et Christophe Bouillon ont débattu ensemble sur France Bleu. - Montage AFP/Maxppp

France Bleu Normandie vous fait vivre l'entre-deux tours des élections départementales et régionales. Un premier débat sur les départementales en Seine-Maritime était organisé ce mardi en studio avec trois candidats. Bertrand Bellanger, candidat à Mont-Saint-Aignan et président sortant du Département, conduit une majorité de centre-droite, qui rassemble Les Républicains, Agir, l'UDI, La République en Marche et des candidats sans étiquette. Christophe Bouillon, maire (PS) et conseiller départemental de Barentin, représente l'opposition de gauche. Socialistes et écologistes sont alliés dans ces élections départementales et un "pacte de non-agression" a été établi avec les communistes. Eve Froger est conseillère municipale à Grand-Quevilly sous l'étiquette Rassemblement national et elle est qualifiée dans ce canton pour le second tour des départementales.

L'élection en Seine-Maritime s'annonce pleine de suspense. La droite arrive en tête dans 17 cantons, la gauche idem : c'est dire si le scrutin est serré. Un canton n'est pas comptabilisé, celui de Bolbec où le binôme sortant se présente comme indépendant. Bertrand Bellanger se dit dans un esprit "positif".  "Nos candidats ont fait de très bons scores, en particulier nos binômes sortants sont très bien positionnés. Nous abordons ce 2ème tour avec enthousiasme et modestie aussi car le 1er tour a été marqué par un très fort taux d'abstention mais nous sommes très confiants", poursuit le président sortant du Département. 

La gauche est en ballotage favorable au regard du nombre de voix (plus de 43% contre près de 28 % pour la droite et 21% pour le RN) mais Christophe Bouillon préfère également la jouer modeste :"La forte abstention nous oblige à l'humilité, je crois qu'il faut éviter tout propos triomphant. L'abstention dit des choses. Beaucoup de personnes ne se sont pas déplacées, notamment les plus jeunes. La France va mal, c'est ce que dit ce résultat. Après, les candidats de la gauche se tiennent. C'est une prime aux sortants, au terrain et la proximité. Mais il y a encore de la marge parce qu'il y a beaucoup d'abstention."

Entre la droite macronisée qui trahit la France et la gauche qui trahit le peuple, ça ne changera rien - Eve Froger, candidate RN

Le Rassemblement national est présent au second tour dans 14 cantons sur 35 mais, contrairement au précédent scrutin en 2015, aucun candidat n'arrive en tête au premier. Eve Froger, âgée de 24 ans, préfère insister sur l'abstention en expliquant que si les jeunes ne sont pas déplacés, c'est parce que "les hommes politiques sont interchangeables. Un coup c'est la droite, un coup c'est la gauche et on ne comprend pas vraiment ce qui change." Dans les cantons, où le RN n'est pas qualifié pour le second tour, Eve Froger ne donne aucune consigne aux électeurs : "Ils sont grands, ils voteront selon leurs souhaits. Mais surtout, entre la droite macronisée qui trahit la France et la gauche qui trahit le peuple, ça ne changera rien."

Dans les cantons où la gauche n'est pas présente au second tour, le socialiste Christophe Bouillon appelle "clairement" à voter à droite : "Je suis de ceux qui s'opposent à l'arrivée aux responsabilités de formations extrémistes, qui risquent d'isoler des territoires et qui ont sans doute le monopole de la parole mais n'agissent pas". Bertrand Bellanger ne répond pas en revanche à la question, dans les cas où le duel au second tour oppose la gauche au RN : "Je combats les idées du Rassemblement national tous les jours sur le terrain, pas par les incantations mais par l'action", dit-il.

Mineurs étrangers, contournement est de Rouen et handicap au menu du débat

Lors du débat, les trois candidats ont également été appelés à développer une ambition forte pour le Département. Eve Froger a axé son propos sur l'accueil des mineurs étrangers isolés : "Un mineur étranger coûte chaque mois 4.500 euros. C'est trois fois le SMIC, trois fois mon salaire et c'est autant d'argent qu'on ne mettra pas au service des Seinomarins." Réponse de Christophe Bouillon, au nom de la gauche : "Si le Département agit en la matière, c'est au nom de sa compétence qui est celle de la protection de l'enfance. Ça démontre aussi la société que nous voulons." Bertrand Bellanger, candidat de centre-droite, renchérit : "Lorsqu'il s'agit de mineurs, nous devons les traiter avec dignité et avec humanité. C'est aussi l'honneur du Département de Seine-Maritime de les prendre en charge."

Le président sortant a choisi, lui, de mettre en avant le sujet du contournement est de Rouen : "Je pense à tous nos concitoyens bloqués dans les encombrements et nous sommes vraiment extrêmement déçus que les élus du Parti socialiste aient changé d'avis pour des raisons purement électoralistes". Réaction de Christophe Bouillon : "Le plus malin, c'est quand même Sébastien Lecornu. Quand il était président du Département de l'Eure, il a choisi de retirer ses billes et de ne pas financer ce projet d'autoroute à péage, considérant que ce n'était pas la compétence d'un département. C'est un ouvrage d'Etat, il me paraît logique que l'Etat et la Région investissent s'ils le souhaitent dans un tel ouvrage mais ce n'est pas au Département qui doit se recentrer sur ses compétences qui sont celles de la solidarité."

Enfin, Christophe Bouillon a décidé de parler du handicap : il veut faire de la Seine-Maritime "l'un des départements les plus inclusifs de France". Et il poursuit : "Je ne supporte plus de voir la situation de familles à la veille de la rentrée scolaire laissées à leur sort ou qui sont ballottées d'établissement en établissement. Je crois qu'il faut mettre le paquet. L'inclusion, c'est aussi la façon de voir une société différente". Un sujet qui fait évidemment là consensus auprès des deux autres candidats. 

Le prochain débat sur France Bleu Normandie a lieu mercredi matin, il sera consacré aux élections régionales. Et jeudi matin, ce sera autour du scrutin départemental dans l'Eure.

Réécoutez le débat des départementales en Seine-Maritime sur France Bleu

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