Politique

500.000 euros mais pas de créations de postes pour les pompiers de Vaucluse

Par Aurélie Lagain, Daniel Morin et Philippe Paupert, France Bleu Vaucluse lundi 12 décembre 2016 à 10:45 Mis à jour le mercredi 14 décembre 2016 à 20:02

Maurice Chabert dans le studio de Rue De La République
Maurice Chabert dans le studio de Rue De La République © Radio France - Philippe Paupert

500 000 euros de rallonge pour les pompiers en grève mais pas de création de postes de sapeurs pompiers. Le département de Vaucluse fait des économies. Train en 2° classe pour les élus, mais aussi 6 millions d'euros d'économies de personnel.

Le président du conseil départemental de Vaucluse propose une rallonge de 500.000 euros pour le budget des pompiers de Vaucluse. Dans l'émission Rue De La République, Maurice Chabert annonce qu'il soumet vendredi cette rallonge au vote des élus du département.

Maurice Chabert dans Rue de la République

Maurice Chabert précise qu'aucune création de postes de sapeurs pompiers professionnels n'est prévue en 2017. Les pompiers de Vaucluse sont en grève: ils réclament une augmentation de 5% du budget du Service Départemental d'Incendie et de Secours. Les grévistes demandent aussi le remplacement des départs en retraites et des créations de postes. Maurice Chabert rappelle qu'il faut "faire très attention. Les dotations sont en baisse pour tous les départements. En 2017, il y aura une légère augmentation pour le SDIS 84: 0,2%. L'an dernier j'avais promis 10 créations de postes de sapeurs pompiers: ils ont été créés".

500 000 euros de rallonge pour le budget des pompiers en grève en Vaucluse

Maurice Chabert a argumenté sur le budget des pompiers de Vaucluse: "la loi prévoit une augmentation égale à l'inflation, c'est à dire 0,2% cette année. Les communes participent au à hauteur de 38%, le département 62%. L'augmentation de budget financera pour 100.000 euros l'équipement en cas d'attentats et 400.000 euros pour améliorer le budget".

Le président du conseil départemental a salué le travail des pompiers: "je comprends leur grève mais le problème est difficile. L'Etat et les services hospitaliers nous remboursent 108 euros au lieu de 1.000 euros. Il est impossible de créer des postes l'an prochain mais il n'y aura aucune suppression. C'est vrai pour les pompiers mais aussi pour les 2.700 agents du département de Vaucluse."

Dans l'émission Rue De La République, Maurice Chabert a assuré que "les départs à la retraite des pompiers seront remplacés. Leur mission est nécessaire". Mais Maurice Chabert "regrette que les pompiers mettent le mot Grève sur leurs véhicules car ils salissent leur image".

Grève du zèle dans les centres routiers de Vaucluse

Le président du conseil départemental de Vaucluse a aussi évoqué la grève des agents des centres routiers. 175 agents gèrent 2300 kilomètres de route en Vaucluse. Les grévistes dénoncent le manque de moyens, synonyme de manque d'entretien et donc de risques encourus pour les automobilistes. Maurice Chabert reprend les arguments de la majorité socialiste précédente: "dans certains centres, il y avait trop d'employés. Il faut un certains temps pour régulariser. A Carpentras, la majorité précédente avait dit qu'il fallait vingt quatre employés. Il y en a vingt quatre dont deux qui sont malades. C'est une grève de zèle plutôt qu'une grève justifiée".

Les départs en retraite des agents du département ne seront pas remplacés. "C'est évident" explique Maurice Chabert car depuis trois ans, le département de Vaucluse a perdu soixante millions d'euros. Mais Maurice Chabert se méfie de la création d'une prime au mérite. Le département voisin de la Drôme y réfléchit. Le président du département de Vaucluse explique que "la plupart des fonctionnaires sont très consciencieux. Dans notre région , il y a trop de fonctionnaires de catégorie C. Il faut faire attention aux chiffres: c'est le montant total des dépenses qui importe. Au lieu d'augmenter les frais de personnel, on aura économisé six millions d'euros en 2016. On peut faire mieux parce que dans un service, si vous mettez deux personnes compétentes, elles vont faire du très bon travail. Si vous rajoutez une troisième personne, c'est un chômeur de moins. Mais avec quatre personnes vous obtenez un travail moins efficace".