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Politique

Le député Nicolas Turquois, un mois après son élection dans le Nord-Vienne

mercredi 26 juillet 2017 à 6:00 Par William Giraud, France Bleu Poitou

De retour dans son exploitation agricole à Ouzilly-Vignolles, le député MODEM nous a reçu chez lui afin de revenir sur ses premières semaines à l'assemblée nationale.

Nicolas Turquois pose devant l'un de ses champs.
Nicolas Turquois pose devant l'un de ses champs. © Radio France - William Giraud

Ouzilly-Vignolles, Moncontour, France

Cela fait déjà un mois que les sept députés du Poitou ont pris leur fonction à l'assemblée nationale. Parmi eux, Nicolas Turquois, ingénieur agronome de 44 ans, qui a tombé la veste et la cravate lors d'un entretien en jean et en sweat bleu (turquoise ?) pour France Bleu Poitou.

FBP / Vous revenez souvent sur votre exploitation ?

NT / J'essaie d'y passer une fois par semaine. Mais honnêtement, c'est la première fois que je me pose une matinée complète ! C'est un retour aux sources, ça fait du bien d'être en plein air et de revenir aux réalités. Durant le mandat, d'ailleurs, c'est décidé, je garde un pied dans la ferme même si c'est l'un de mes salariés qui va monter en responsabilité. J'ai également organisé le passage de témoin à la mairie d'Ouzilly.

FBP / Racontez-nous vos débuts à l'assemblée.

NT / Cela a été un mois très dense, extrêmement fatiguant, physiquement et nerveusement. Il a fallu découvrir le Palais Bourbon, ses codes, ses rites, s'installer matériellement parlant, former mon équipe. Avec l'impression d'être à la fois partout et nulle part. Depuis la semaine dernière, ça va mieux, les choses prennent forme.

FBP / Vous vous familiarisez avec votre nouvelle vie de parlementaire ?

NT / Oui, même s'il y a toujours des frustrations. Une des premières choses qui m'a frappé en arrivant, c'est la lenteur du processus législatif. Dans la vie active, on prend des décisions à chaque instant, là, c'est très formalisé, ce sont des commissions, des débats, chaque groupe prend la parole... Je trouve que le mode de prise de décision est assez longuet. Même si c'est peut-être la seule façon de fonctionner à 577.

FBP / Comment avez-vous vécu vos premières séances ?

NT / C'est parfois une impression de guérilla parlementaire dans l’hémicycle. Il y a un côté très théâtral, déconnecté des réalités, qui surprend. On se croirait par moment dans une cour de récréation. Et puis il y a le nombre d'amendements... Sur un texte, on en a eu 200 ! Mais on m'a dit qu'il fallait s'attendre à pire !

FBP / Quelle sera votre agenda cette semaine ?

NT / Je serai dès lundi après-midi à Paris et jusqu'à vendredi matin. C'est une semaine cruciale avec les débats sur la loi de moralisation de la vie publique qui commencent. Les week-ends, je rentre dans le Poitou, et je me partage entre la ferme et les déplacements sur la circonscription. On a repris la permanence de Véronique Massonneau à Loudun et on en cherche une à Châtellerault. Je m’octroierai enfin un peu de vacances à partir de la mi-août car je n'ai pas beaucoup vu mes trois enfants depuis mon élection...