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Le feuilleton des statues de De Gaulle en Moselle ne fait pas rire à Toulouse

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Par , France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Occitanie

La guéguerre entre Metz et Amnéville (Moselle) à propos d'une statue du général de Gaulle, a eu des échos jusqu'à l'autre bout du pays. Des salariés de l'aéronautique toulousains dénoncent cet épisode qui aura coûté 200.000 euros à leur employeur, le groupe Derichebourg.

La statue du général trône depuis 25 ans à Amnéville (Moselle)
La statue du général trône depuis 25 ans à Amnéville (Moselle) © Maxppp - Maury Golini

Le feuilleton des statues du général de Gaulle, l'année dernière, avait fait couler beaucoup d'encre en Moselle. Pendant plusieurs mois, Amnéville et Metz se sont battues pour une statue grandeur nature du général. Celle-ci, installée dans un square de la cité thermale d'Amnéville, a été vendue aux enchères, en juillet 2020, sans que la municipalité ne puisse renchérir. La société Eska, filiale de Derichebourg, l'avait acquise pour la somme de 68.000 euros (et même près de 80.000 euros avec les frais de notaire). Il était question de la céder à la ville de Metz. 

Amnéville, indignée de perdre sa statue qui trônait là depuis 25 ans, avait finalement, après plusieurs rebondissements, réussi à convaincre son nouveau propriétaire de maintenir la statue à sa place, en signant une convention de mécénat. Ce qui sera chose faite en octobre. 

Puis, le maire LR de Metz, François Grosdidier, a annoncé que la ville allait bien accueillir une statue à l'effigie de Charles de Gaulle, mais une autre, commandée à un artiste. Estimée à 120.000 euros, elle sera offerte à la municipalité messine... par la même société Eska. L'inauguration, plusieurs fois repoussée à cause de la crise sanitaire, est prévue mi-mars, en présence de l'ancien maire de Bordeaux Alain Juppé.

"A vomir"

Sauf que cette affaire rocambolesque indigne aujourd'hui jusqu'à l'autre bout de la France, dans la filière aéronautique mise à mal depuis le début de la crise sanitaire. L'histoire n'a pas fait du tout rire les salariés du groupe Derichebourg Aeronautics Services, basés notamment à Toulouse. Les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) n'ont pas abouti, et la direction a refusé les aides demandées par les syndicats. "L'éthique de la société consiste à donner 200.000 euros pour des statues, plutôt que d'aider des salariés qui ont besoin d'aides sociales et économiques", peste Laurent Calvet, le secrétaire national du syndicat Unsa Aérien.

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Face aux difficultés de la filière aéronautique, le groupe a imposé un APC (Accord de performance collective), qui permet de modifier, de manière temporaire ou définitive, le contrat de travail des salariés. "On est 1.200 salariés aujourd'hui, on était 1.700 il y a un an. Il y a eu une grosse purge", ajoute Laurent Calvet. "On avait demandé des aides, notamment le soutien d'une assistante sociale, ce qui nous a été refusé d'emblée. Le chiffrage de ces mesures était de 24.000 euros, ce qui n'est rien à l'échelle du groupe". 

Certes, ce n'est pas notre société qui a investi dans ces statues, mais le groupe aurait pu faire cet effort pour nous soutenir, plutôt que de faire ces "dons" à des mairies

Les négociations sur les salaires étant désormais closes, les salariés de Derichebourg Aeronautics Services n'ont aucun espoir d'obtenir ce qu'ils revendiquaient.

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