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« Le FN ne passera pas par moi », le message de 150 personnes à Orléans

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Par , France Bleu Orléans
Orléans, France

Près de 150 personnes se sont rassemblées sur la place du Martroi à Orléans ce mercredi soir. Ils manifestaient contre la présence du Front National au second tour de l'élection présidentielle.

La place du Martroi à Orléans envahie de drapeaux français, européens et arc-en-ciel.
La place du Martroi à Orléans envahie de drapeaux français, européens et arc-en-ciel. © Radio France - Valentine Letesse

C'est un cri au milieu du silence. Contrairement à l'élection présidentielle de 2002 où la présence de Jean Marie Le Pen au second tour, provoquait un séisme en France, le scrutin 2017 est bien calme. C'est dans cette idée que la conseillère municipale communiste Dominique Tripet, a organisé sur Facebook ce rassemblement place du Martroi à Orléans.

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Le nom "Le Pen" barré au feutre bleu

Au coucher du soleil, le petit Soren, 6 ans tient une feuille blanche sur laquelle il a écrit le nom "Le Pen". Mais celui-ci est barré d'une grosse croix bleue. "Marine Le Pen elle veut chasser les étrangers. C'est un peu comme Jeanne d'Arc, elle a chassé les anglais" explique le petit garçon. Jeanne d'Arc, en statue de bronze juste au dessus de nous, ne voit pas les choses de la même façon. Plus loin, Pierre. Le retraité de 83 ans, tient fermement sa pancarte. Pour lui, c'est avant tout un vote de "colère qu'il faut comprendre". Mais l’Orléanais est optimiste.

Pierre, retraité de 83 ans a manifesté place du Martroi à Orléans.
Pierre, retraité de 83 ans a manifesté place du Martroi à Orléans. © Radio France - Valentine Letesse

Et puis il y avait aussi Charline. L'étudiante mariée avec sa femme depuis 6 mois a peur du 7 mai prochain. "J'ai peur pour mon avenir, pour mon mariage, pour mes enfants, qu'ils ne soient plus reconnues à leur juste valeur, qu'ils soient dénigrés. Notre union, c'était tellement un moment magique, je veux que beaucoup d'autres en profitent." explique la jeune femme.

Charline, mariée avec sa femme depuis 6 mois, a peur pour son mariage.
Charline, mariée avec sa femme depuis 6 mois, a peur pour son mariage. © Radio France - Valentine Letesse

L'indifférence a remplacé la peur ?

Pour Pascal, si les réactions sont moins fortes, "c'est parce qu'on s'est habitué". N'empêche, lui, il est effrayé. "J'ai très peur que, une fois élue, les hordes de militants haineux derrière elle, se sentent libérés et se sentent le droit d'aller "casser du pédé, casser du bougnoule". C'est terrible" lance le manifestant.

"C'est pas le FN qui a changé, c'est nous" - Pascal, un manifestant de Saran.

Simon, professeur d'anglais dans un lycée de Pithiviers s’arrête quelques secondes sur la place, interpellé par le mégaphone. Il y a 15 ans, lors du tremblement de terre Le Pen en 2002, il était descendu dans la rue. Aujourd'hui, il rentre chez lui, "c'est devenu normal." lance le trentenaire. "Marine Le Pen fait parti du paysage. Beaucoup plus qu'avant. J'étais en seconde en 2002 et j'ai finis dans la rue. Je suis prof' aujourd'hui et je n'ai même pas pensé dire à mes élèves : allez-y ! Manifestez !" raconte Simon. 15 ans plus tard, plus que notre société, ce sont les réactions qui ont changé.

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