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Le FN s'achète-t-il une bonne conduite?

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Par France Bleu Alsace

Le bureau exécutif du Front national a décidé ce lundi soir de suspendre le président d'honneur Jean-Marie Le Pen de son statut d'adhérent au parti. Il n'est donc plus membre du FN, de façon provisoire, jusqu'à ce que l'Assemblée générale du parti se prononce sur la question. Le confondateur du parti a réagi, affirmant avoir "honte que la présidente du FN s'appelle Le Pen".

Jean-Marie Le Pen, le 1er mai dernier lors de la manifestation du FN
Jean-Marie Le Pen, le 1er mai dernier lors de la manifestation du FN © Maxppp

Retrouvez l'interview en intégralité de Bernard Schwengler, politologue

Retrouvez l'interview en intégralité d'Andrea Didelot, militant FN

Pour au moins trois mois, Jean-Marie Le Pen n'est plus membre du Front national. C'est ce qu'a décidé ce lundi soir le bureau exécutif du parti d'extrême-droite, en "suspendant", de façon provisoire l'adhésion du président d'honneur du parti, après ses propos controversés sur les chambres à gaz ou le maréchal Pétain, au début du mois d'avril.

Un vote de l'assemblée générale d'ici trois mois

"Le Bureau politique désapprouve les propos tenus et réitérés par Jean-Marie Le Pen, notamment ceux exprimés dans les colonnes du journal anti-FN Rivarol, contraires à ses valeurs politiques et statutaires ainsi qu'à l'objet social de l'association ", exprime le communiqué publié ce lundi soir.

La procédure de suspension de l'adhésion du confondateur du parti n'est pour l'heure que provisoire : elle devra faire l'objet d'un nouveau vote, cette fois-ci de l'assemblée générale du FN, "d'ici trois mois". L'assemblée générale choisira alors de confirmer cette suspension, ou au contraire de réintégrer pleinement Jean-Marie Le Pen dans les rangs du parti. 

"Je ne souhaite plus qu'elle porte mon nom"

Le président d'honneur du FN souhaite que Marine Le Pen change de patronyme. "Elle peut le faire le plus rapidement possible, soit en se mariant avec son concubin [Louis Aliot, vice-président du FN, ndlr], soit avec monsieur Philippot, mais moi je ne souhaite pas que la présidente du Front national s'appelle Le Pen (...). Peut-être que cela marchera mieux, puisqu'elle traîte son père et le cofondateur du Front national de façon scandaleuse" , a-t-il ajouté, affirmant pour conclure "ne pas se reconnaître de lien avec une personne [le] traitant de façon aussi scandaleuse". 

Jean-Marie Le Pen a même affirmé ne pas souhaiter voir Marine Le Pen remporter la présidentielle de 2017 :

"Si de tels principes moraux devaient présider à l'Etat français, ce serait scandaleux" — Jean-Marie Le Pen

"Désavoué "

Plus tôt dans la journée, Jean-Marie Le Pen avait refusé de se rendre au bureau exécutif du FN, estimant qu'il avait été "désavoué" par les siens. Dans la matinée, il s'était pourtant présenté au siège du parti, pour y assister à un bureau politique consacré aux élections régionales. Il a toutefois affirmé qu'il n'avait pas l'intention de se taire, même en dehors du Front national : "Je ne suis pas du tout retraité politique et je n'ai pas du tout l'intention de prendre ma retraite", assure-t-il, ajoutant qu'il se battra "par tous les moyens pour faire rétablir la vérité", n'excluant pas une action en justice.

C'est un tournant dans l'histoire du parti selon Bernard Schwengler, de l'observatoire de la vie politique en Alsace, l'ovipal. "Ce parti est en passe d'exclure son président d'honneur et fondateur. Marine Le Pen n'avait plus le choix, son père l'a provoquée. Jusqu'à présent, elle était suspectée de complaisance envers lui. Maintenant elle montre qu'elle est prête à aller au conflit."

Un conflit dont se serait bien passé Andréa Diderot, candidat FN aux départementales de mars dernier en Alsace. Même s'il parle de soulagement au sein des militants "qui étaient souvent gênés par les propos de Jean-Marie Le Pen."

 

 

 

 

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